Série 8 : mort et résurrection

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Célébrer des funérailles à l'église.

Célébrer des funérailles à l’église Lorsque survient la mort d’un être cher nous sommes saisis par la tristesse mais aussi par les souvenirs de toute une vie. A qui demander une prière de consolation, de lumière et de paix ? Dans la foi, nous les chrétiens, nous répondons : au Seigneur de...

Célébrer des funérailles à l’église

Lorsque survient la mort d’un être cher nous sommes saisis par la tristesse mais aussi par les souvenirs de toute une vie. A qui demander une prière de consolation, de lumière et de paix ? Dans la foi, nous les chrétiens, nous répondons : au Seigneur de la Vie, le Christ mort et ressuscité. Mais comment célébrer des obsèques à l’église?

Il s’agit d’accueillir la peine des personnes pour faire résonner la parole du Christ et accompagner le défunt à sa dernière demeure, en rassemblant famille et amis. Le plus souvent une équipe de chrétiens formés de la paroisse accompagne la famille et les amis, pour les aider à vivre dans la paix cette épreuve. Ils vous proposeront des chants et textes bibliques.

Habituellement, la célébration se déroule en quatre temps : l’accueil, la liturgie de la Parole, la célébration de l’Eucharistie ou la récitation de prières d’action de grâces et le dernier adieu.

Accueil

Dès l’entrée, la célébration des funérailles est marquée par la présence du corps mort du défunt. La présence de ce corps promis à la résurrection appelle le respect et l’honneur des rites funéraires. C’est le corps de votre parent, de votre ami qui garde les traces de toute une vie, de ses relations, de son travail… Il porte aussi les marques de la maladie, des souffrances, du handicap, de l’âge. Cette reconnaissance de la valeur du corps s’exprime dans la célébration. La liturgie d’accueil prend donc en compte la vie du défunt, ses relations, ses activités. Ce respect vaut également pour l’urne funéraire, si la célébration a lieu en présence des cendres. Mais, d’emblée, les rites d’accueil vont dire la présence du Christ, solidaire du défunt et compatissant pour ses proches.

Parole

La liturgie de la Parole proclame la mort et la résurrection de Jésus, nourrit l’espérance, engage à prier pour les défunts et engage l’assemblée au témoignage d’une vie chrétienne. Le choix du lectionnaire officiel n’est pas limitatif. Vous pouvez choisir d’autres textes bibliques et le défunt peut avoir exprimé sa volonté. Généralement la lecture est suivie d’un psaume avant la proclamation de l’Evangile. Un bref commentaire explique la Parole de Dieu et vous aide à vivre dans l’espérance de la vie éternelle. Dans la prière universelle, famille et proches du défunt formulent des intentions de prières.

Prière

La célébration de l’Eucharistie, c’est à dire de la communion au corps et au sang du Christ, rappelle la mort et la résurrection de Jésus. L’Eglise prie pour que le défunt passe, avec le Christ, de la mort à la Vie. La diminution du nombre de prêtres rend de plus en plus difficile cette célébration. Lorsqu’elle n’est pas possible, ou pas souhaitée, l’assemblée est invitée à se tenir dans une prière confiante, qui se termine par la prière commune du Notre Père. Les proches du défunt sont souvent invités par la communauté chrétienne à rejoindre la messe paroissiale du dimanche suivant.

Adieu

Pendant le rite du dernier adieu, la personne qui conduit la célébration se tient près du cercueil. Une invitation à la prière introduit un temps de silence et l’ensemble du rite. On peut envisager quelques paroles d’adieu, préparées avec soin, et exprimées par des proches. Les discours officiels auront leur place à l’issue de la célébration religieuse. Le chant du dernier adieu rassemble l’assemblée. Il est donc souhaitable qu’il soit chanté par tous. S’il n’y a pas de chant, des invocations pourront être dites pour créer le même climat de confiance et d’espérance que le chant d’adieu.

L’aspersion, rappel du baptême, et l’encensement, signe de respect pour le corps du chrétien qui est le « temple de l’Esprit Saint » (I Co 6, 19), sont les gestes d’adieu de la communauté chrétienne. L’officiant dit ensuite la prière d’adieu et invite l’assemblée, selon la coutume, au geste d’aspersion. Ce geste peut être accompagné par de la musique. La célébration se conclut par le souhait de paix avant qu’on emporte le cercueil.

L’accompagnement de l’Eglise ne s’arrête pas à la célébration. Familles et proches, vous êtes invités à prier pour le défunt, à vous recueillir au cimetière, à participer à une messe, à la date anniversaire de la mort du défunt ou à l’occasion de la fête des défunts (2 novembre) ou Pâques ou une autre date retenue par la paroisse.

L’accompagnement des obsèques fait partie des œuvres de miséricorde (pape François) et rejoint l’ancienne tradition des confréries. Les manières de faire sont différentes selon les paroisses mais, comme célébrant, j’ai constaté la consolation apportée par la célébration et souvent admiré le sérieux des familles et des amis dans sa préparation. Quels conseils donneriez-vous à des personnes qui doivent préparer des obsèques ?

Frère Yves Habert

Le frère Yves Habert est responsable de Retraite dans la Ville et aumônier de l'Institution de Marcq en Baroeul.

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