Le mal, pourquoi ?

11 épisodes

Nous sommes tous confrontés au mal et à la souffrance morale ou physique. ThéoDom inaugure son nouveau site avec cette nouvelle série qui interroge l’humanité depuis des siècles.

1. Bande-Annonce

1. Bande-Annonce

Pour démarrer cette nouvelle année, ThéoDom aborde un sujet grave : le mal. Nous traversons tous des épreuves personnelles et collectives, et sommes parfois bouleversés par elles : pourquoi le Di ...

2. Le Christ exorciste

2. Le Christ exorciste

Nous parlons aujourd'hui du mal, de Satan, de possession et d'exorcismes, ce sont là des choses étranges. Est-ce que vraiment Jésus a fait des exorcismes ? Dans cette vidéo, sœur Caroline, exég ...

3. Rencontrer un exorciste

3. Rencontrer un exorciste

On ne trouve pas seulement des exorcismes dans les Évangiles, les romans fantastiques ou les films d'horreur ! Dans chaque diocèse, un pr ...

4. Job. Pourquoi le mal ?

4. Job. Pourquoi le mal ?

Dans la Bible, le livre de Job nous invite à réfléchir à la question du juste confronté au malheur. Comment un homme bon, père de fam ...

5. Les derniers mots du Christ

5. Les derniers mots du Christ

« Éloï, Éloï, lema sabactani !? » ce cri en araméen qu’on peut traduire par :        « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné !? » (Marc 15, 34) est l’une des 7 dernièr ...

6. Le silence de Dieu

6. Le silence de Dieu

Savez-vous que nous, les Dominicains, nous sommes surnommés les chiens de Dieu : Domini Canes. C’est sympa non ? Mais dans beaucoup de culture, on ne rigole pas d’un tel sobriquet : c’est une g ...

7. Le mal n'existe pas

7. Le mal n'existe pas

D’où vient le mal ? Si Dieu est le Créateur de tout l’univers, il a aussi créé le mal. Alors, il n’est pas bon... S'il n'a pas créé le mal, alors il n'est pas unique et tout-puissant... L' ...

8. Acceptez le mal en vous

8. Acceptez le mal en vous

L'Evangile le dit bien : nul n'est bon que Dieu seul. Un homme, une femme ne peuvent être totalement bons, purs de tout mal. Si Dieu est totalement bon, alors devons-nous nous sentir coupables du mal ...

9. La guerre "juste"

9. La guerre "juste"

Le Pape François dans son discours d’Hiroshima de 2019 a condamné la possession d’armes atomiques, qu’il juge immorale et criminelle. Mais vous me direz, qui est le pape pour condamner la guer ...

10. Contre la mal, fatalité ou liberté ?

10. Contre la mal, fatalité ou liberté ?

Frère Matthew : Le mal est partout dans le monde, mais qu’est-ce que j’y peux ? Je ne peux pas faire advenir la paix dans le monde ou soigner toutes les maladies ! Je ne peux pas grand- chose. A ...

11. Les Chrétiens et la guerre

11. Les Chrétiens et la guerre

Lors du tournage de la série sur le mal, les frères ont passé une soirée à parler de la guerre : en voici les meilleurs moments. ...

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  1. Regine DE WEVER dit :

    cela nous invite à ne plus porter de jugement sur les comportements et attitudes de nos freres et soeurs mais plutôt à les porter dans nos prières et les guider sur le chemin de la reconciliation, avec eux mêmes , nous et Dieu.

  2. Regine DE WEVER dit :

    cela me fait penser au bon pasteur qui porte sur son dos la brebis égarée. A vezelay, sur un chapiteau, le bon pasteur porte sur son dos judas. J’ai alors compris, que nous devions porter notre propre mal dans nos vies, être humble et reconnaitre nos propres faiblesses par le sacrement de réconcilation.Cel

  3. Bernard Chatenet dit :

    Depuis Platon et les Pères de l’Église avec Augustin, le mal est non-être, absence d’être ou sa diminution. Cela ne doit pas nous surprendre. Car le mal est bien réel par la souffrance qu’il induit, il n’est donc pas anodin, ni rien du tout. Ce que veulent dire les philosophes est que le mal par rapport au bien n’a aucune réalité autonome, il n’est qu’un manque, qu’un défaut d’être, une absence de bien.
    Le geste créateur divin, toujours positif nous aide à le comprendre: tout le créé est « bon, beau ».
    Le mal est tout à fait inverse, il n’est qu’un acte de dé-création qui ne va que de l’être au néant (ce qui inverse du geste divin qui va du néant à l’être).
    Le mal blesse l’être, le corrompt, le détruit parfois dans une perversité qui se tient justement au départ et se développe à partir du créé divin.

  4. Pierre Degroisse dit :

    Bonjour à toutes et à tous
    Suite a votre excellente meditation et celle non moins excellente du Frère Philippe Maria Ekman, j aimerais avoir votre a vis sur ma reflexion;
    Bien su assimilant parfaitement que le mal est une absence de bien ,et que nous devons accepter nos zones d ombres pour mieux retourner vers la lumière, je pense néanmoins que le mal dans son entité générale et non individuelle à une existence propre cree par les hommes qui depuis des millénaires se détachent du bien et qu à certains moments cette hydre néfaste prend possession de certains d entre nous
    Car sinon il faudrait accepter qu Hitler à été pendant des années en absence de bien? Et comment comprendre qu en interrogeant un ancien ss 40 ans plus tard dit en souriant au journaliste qui l interview qu n à aucun regret et que s il le pouvait il achevait son travail?
    Et que dire du pédophile qui n exprimé aucune regrets de ses actes et de ses meutres?
    Je crois donc que parallèlement à nos zones d ombres intérieures qui nous guident vers la lumière retrouvée ,parceque nous avons foi en notre Dieu d amour et de lumière, l humanité à engendré une monstruosité hors normes qui n à pouf seul but que de tenter mais si c est en vain de détruire l œuvre de Dieu

  5. Jeannine Perzo dit :

    Pourquoi le mal : je suis allée jusqu’au bout de la réflexion proposée, le mal existe, il est tapi au fond de moi, pourtant, je suis invitée à mettre au jour mes zones d’ombre comme mes zones de lumière, c’est plus facile de dire « je suis ton bon » que d’accepter de reconnaître mes limites. Refuser de le faire c’est en quelque sorte trahir la vérité sur moi-même et accepter de vivre dans une semi-obscurité… Merci frère

  6. Bernard Chatenet dit :

    « Les sept dernières paroles du Christ » ont été magnifiquement mis en valeur par Haydn. Profondeur et expressivité au service de la spiritualité. A redécouvrir sans cesse. Son chef d’œuvre!
    Je m’intéresse ici au « Pourquoi » de Jésus: « Pourquoi m’as tu abandonné? » Question vertigineuse du Fils qui vit ce sentiment d’abandon de son Père. Le Fils fut si proche du Père durant toute sa mission auprès des hommes qu’il a de quoi être meurtri par son absence. Tant de fois, il s’est isolé au désert pour le prier, tant de fois il évoque « celui qui m’a envoyé » (7 fois chez Jean), si souvent, il appelle les hommes à construire une relation filiale avec ce même Père (chap. 8 de Jean) que ce même Fils, au coeur de sa Passion, a de quoi questionner cette relation même. Il faut remarquer alors que jamais Jésus (et aucun livre de la Bible) ne répond à cette énigme du mal: pourquoi le mal? Sa seule question est de l’ordre relationnelle: pourquoi cet abandon? Pourquoi les hommes ne croient pas? Lors de la guérison de l’aveugle né (Jean 9, 1s), il exclut la théologie de la rétribution : « ni lui ni ses parents n’ont péché, …c’est pour qu’en lui se manifeste les œuvres de Dieu » Jésus n’est jamais dans le pourquoi à propos du mal mais dans le « afin que » du Royaume. Et ce royaume si délicat à saisir ne se construit que dans la relation filiale avec Celui qui l’a envoyé, Celui qui nous appelle.

  7. Jeannine Perzo dit :

    Le mal me taraude, comment aborder le Mal avec ceux qui sont enfoncés dans le malheur. Si le mal ne vient pas de Dieu, si le mal est toujours un scandale comment y réfléchir ? le livre de Job que je relis souvent me fais parfois grandir, parfois il me ramène à mes questions… Le silence de Job et de ses amis me disent quelque chose qu’il faut creuser parce que le mal est une absurdité pour trouver la paix, il me faut m’asseoir au pied de la Croix de Jésus pour que j’entende Jésus dire « Père pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font » !

  8. Monique MAGNY dit :

    J’ai bien suivi vos vidéos mais qui pourrait me donner une réponse à cette question sur le mal :
    Comment expliquer pourquoi une amie, diabétique de naissance, ayant vécu à l’écart des autres à l’école, ayant eu une « petite » vie professionnelle, faisant des stages réguliers en hôpital, amputée d’une demi jambe, d’une partie de l’autre pied, de bouts de doigts de mains, avec une vue de plus en plus faible, qui aura 65 ans en 2022, pourquoi cette personne doit vivre TOUTE SA VIE ainsi ? Pourquoi elle et pourquoi d’autres ont des vies carrément plus belles ?

  9. Bernard Chatenet dit :

    Jean-Paul, Matthieu et vous tous,
    La question de la souffrance des enfants est présente dans de nombreux textes antiques et modernes: les Pères de l’Église dont Augustin et jusqu’à notre époque.
    Elle est un abîme, une aporie c’est à dire une réelle difficulté pour la raison mais également pour la foi.
    Face à un enfant qui souffre, nous sommes comme les amis de Job, saisis, bousculés, ravagés souvent et nous demeurons sans voix. Sept jours et sept nuits de silence ne sont pas trop pour exprimer notre souffrance et notre empathie.
    Soignant pendant 45 ans attentif à chaque patient, j’ai suivi plusieurs enfants en fin de vie. Aucun discours n’est possible mais une communion à ce qu’ils vivent et nous découvrons alors une formidable force en eux, force unique que les adultes ne montrent pas souvent. Ces enfants n’ont qu’une envie, c’est de vivre, d’être heureux. Si nous pleurons intérieurement devant eux, nous sourions à leur sourire, à la vie qu’ils célèbrent par leur lutte incessante et remarquable.
    On peut trouver toujours des causes à leur maladie: physiologiques, héréditaires et écologiques (pollution) mais ces causes sont rares. Il me semble qu’il nous faut chercher au delà des causes justement parce qu’ils sont des enfants et qu’ils nous montrent par leur résilience que la vie est plus forte que toute raison.
    Il faut voir le sourire d’une enfant (aveugle, paralysée, non parlante) lorsqu’on lui chante une chanson ou qu’on lui raconte comment le chien de la maison embête le chat, etc. Cela suffit à justifier notre communion. Même si après leur décès nous sommes effondrés et nous devons nous reconstruire. Ces enfants éduquent notre foi en la vie. Et Dieu les prends dans ses bras bienveillants.

    1. corinne Leowski dit :

      Cher Bernard,
      Merci pour ce message que je partage .Médecin à la retraite, ancienne chef de service, l’attitude des enfants face à la mort a toujours pour moi été une leçon qui renforçait ma foi. Ils restent, comme vous le dites si bien, beaucoup plus vivants et moins angoissés que les adultes, surtout les très petits. Ils trouvent presque normal de mourir puisqu’ils sont très malades et ressentent la fatigue de leur corps en lutte. Leur seule inquiétude est souvent de savoir si leurs parents continueront à leur rendre visite. Ils semblent mettre en pratique et accepter beaucoup mieux que nous la magnifique réponse de Job : « Le Seigneur a donné, le Seigneur a ôté ; que le nom du Seigneur soit béni ! »

  10. Bernard Chatenet dit :

    Juste pour lancer le dialogue: extraordinaire ce silence des amis de Job, silence qui dure sept jours. On pourrait croire que cette empathie, cette com-passion unique les mettent au niveau de Job. La suite montre qu’ils ne comprennent nullement Job. N’y a-t-il pas là une première énigme?

  11. jean-paul gallet dit :

    Pourquoi le mal ? dans ma famille un enfant de 8 ans a une tumeur cérébrale inopérable, je suis pédiatre et je m’interroge, pourquoi ? comment puis je expliquer à des non croyants ce pourquoi ? Ils m’interrogent; que fait ton Dieu ? Que puis je répondre ???? Merci de m’éclairer JP Gallet

    1. mathieu Trommer dit :

      Cher Jean-Paul,
      Votre question est celle de tout les humains. Mais pourquoi le mal?

      Pour les non-croyants, on peut utiliser le langage de la philosophie: Le mal est une absence de Bien.
      Prenons l’exemple d’un vêtement troué; sans vêtement il ne peut pas y avoir de trou, et pourtant on ne voit que le trou… Cet exemple philosophique montre qu’il ne peut pas y avoir de mal sans un support de bien qui est prédomiant! Cette exemple ne répond pas au pourquoi du mal car la philosophie, la raison ne peut pas répondre à cette question. Pour cela il faut passer à la révélation Biblique.

      En tant que croyant nous pouvons dire que le mal est une conséquence du péché, c’est-à-dire une conséquence de la séparation d’avec Dieu, source de tout Bien. Car il faut bien reconnaitre que dans le coeur de l’homme il existe une défiance naturel envers Dieu… C’est ce que la tradition appelle le « péché originel ». La conséquence de cette séparation nous l’expérimentons dans notre quotidien: je fais le mal que je ne veux pas & je ne fais pas le bien que je souhaite faire (St Paul au Romain 7, 19). La mort de Jésus sur la croix nous dévoile la conséquence ultime du péché: trahison, injuste, mort.

      Que fait Dieu dans tout cela? Il s’implique au plus proche de nous. Dans le Christ, il vient prendre notre condition avec nos souffrances… par sa résurrection, Jésus ouvre une brèche dans la mort. Il est le signe que la mort n’a pas le dernier mot !!!

      Il n’y a aucune réponse acceptable pour justifier la mort, et encore moins la mort d’un enfant. Cependant deux attitudes complémentaire s’offrent à nous:
      – écouter la colère et la tristesse des personnes en deuil ou malade avec compassion
      – témoigner de notre foi en la résurrection de Jésus qui annonce notre propre résurrection dans la chaire, parler de la communion des saints…

      1. mathieu Trommer dit :

        Qu’a fait cette enfant? Rien
        Qu’ont fait les victimes de la guerre? Rien
        Qu’ont fait les migrants, les pauvres exploités? Rien

        Mais nous sommes tous solidaire du mal qui se trouve dans le monde … voilà l’injustice du mal que Jésus est venu rétablir: Il rétablit tout justice en nous partageant sa vie, la vraie vie à ceux qui veulent bien l’accueillir.

  12. sylvie Guer dit :

    Bonjour. J’ai accompagné un exorciste pendant plusieurs années (je suis simple laïque) et en écoutant l’exorciste de Nancy, je me rends compte que j’ai vécu les mêmes expériences, et les mêmes problèmes partagés par les personnes en demande. Il y a vraiment unité , union en Christ guérisseur (au sens large). Merci pour ce partage.

  13. Masa-cRoi masako Tirman dit :

    Y a t il un exemple dans les 4 évangiles (ou dans la Bible) d’une personne possédé : quand il y a délivrance elle tombe par terre ?

    1. Theodom dit :

      On peut penser à l’enfant pris de convulsion en Mc 9,20, mais en fait, il ne tombe à terre qu’avant d’être guéris. La guérison préfigure plutôt la résurrection et le fait de se relever.

  14. Bernard Chatenet dit :

    Je viens de réécouter les deux vidéos proposées cette semaine, celle de sœur Caroline et celle de frère Reginald. Quel bonheur de les percevoir encore mieux avec l’oreille du coeur. Je comprends mieux l’intervention de Gaëlle sur les mythologies; sœur Caroline évoque juste l’appréhension, le regard antique sur les personnes remplies d’esprits impurs. C’était donc une tout autre vision que celle du Christ qui sort de ce domaine en lui donnant justement existence en chassant la cause réelle, le démon, ou l’impureté de l’esprit. Le Christ au fond procède si je puis dire de façon moderne; il prend en compte non seulement la personne mais aussi le mal et toute la souffrance induite. Nouveauté absolue au regard de ce qui précédait; chaque personne existe pour elle même et non en fonction d’un handicap quel qu’il soit.Et dans l’Antiquité comme souvent dans la Bible (AT et NT) la maladie physique ou psychique était dû à une faute morale, faute souvent ancienne des parents ou grands-parents (en tout cas très proche). C’est cela la mythologie qui construit un récit faux pour expliqué le mal (que l’on ne veut pas reconnaître pour ce qu’il est réellement).

  15. Bernard Chatenet dit :

    En effet, Marius le témoignage de frère Reginald nous le dit avec finesse. Il y a cette part de responsabilité propre à l’homme et tout de même cette part énigmatique qui est toujours difficile à saisir. Personnellement, je préfère utiliser le mot énigme pour le mal que celui de mystère qu’il est préférable de garder pour Dieu et pour l’homme (« Qu’est donc le mortel que tu en gardes mémoire? » Ps 8, 5). Le mot énigme n’a pas de projection future alors que le mot mystère est téléologique, orienté (en) par une espérance; c’est toute la différence pour les chrétiens.

  16. Jean-Paul BOISNEAU dit :

    Bonsoir Sr Caroline ,

    René Girard a beaucoup travaillé sur le sujet de Satan / du diable , en particulier dans son essai, Je vois Satan tomber comme l’éclair . Il a longuement étudié dans le Bouc émissaire, l’épisode de Gérasa, (Mc 5, 1-17) comme vous le savez. Qu’en pensez-vous, vous qui avez étudié le récit du démoniaque épileptique (Mc 9, 14-29)? Depuis un certain temps déjà, je suis très intéressé par cet auteur qui pour moi ouvre de grandes portes. J’aimerais votre point de vue à ce sujet, si vous en avez le temps. Un grand merci par avance.

    1. Theodom dit :

      Merci pour votre question, mais je ne suis pas compétente pour discuter les positions de R. Girard qui a été un éminent anthropologue. A propos des textes que vous évoquez, je pourrais vous donner un point de vue exégétique, si cela vous intéresse.

      – soeur Caroline

      1. Jean-Paul BOISNEAU dit :

        Bonsoir Sr Caroline,

        Je reviens vers vous tardivement. Je n’avais pas vu votre réponse avant ce soir.
        Je serai naturellement très intéressé par votre point de vue exégétique sur l’épisode de Gésara, en particulier. D’ici quelques jours je vais avoir votre livre sur le passage de Mc 9, 14-29 . Pour tout vous dire, je suis en 3e année du CET ( Certificat d’étude théologique) à Nantes , en relation avec la catho d’Angers et je suis en train de travailler sur l’épiisode de la femme adultère, d’ailleurs déjà commenté par R. Girard. Une récit très intéressant dans les perspectives girardiennes.
        Avec mes remerciements,
        Recevez l’expression de mes salutations distinguées.
        Jean-Paul BOISNEAU

  17. Marius Adam dit :

    Merci à votre équipe pour ces 2 premiers reportages. Ce n est pas facile de parler du démon en 2022, on marche sur des oeufs. Ce serait si facile de se déresponsabiliser en mettant nos problèmes sur son dos. Restons branchés à Jésus Christ, net l adversaire se tiendra bien plus loin, t

  18. Helene Tremblay dit :

    Il me semble que le quizz relié à la vidéo du Frère Réginald ne correspond pas à son contenu.
    Merci pour ces enseignements.

    1. Theodom dit :

      En effet, le quizz permet d’aller un peu plus loin, d’apprendre de manière interactive.

  19. Bernard Chatenet dit :

    En retraite, je ne souhaites nullement monopolisé cet espace de dialogue mais juste travaillé avec vous la question du mal. Augustin se pose souvent et de façon récurrente la question de l’origine du mal, c’est presque une obsession chez lui dans ses Confessions. Cette question court partout dans le pensée occidentale autant chez les Pères de l’Église que chez les penseurs chrétiens ou pas, chez les poètes « les fleurs du mal », chez toute personne qui questionne la vie et ses difficultés.
    Je viens de finir le livre de Hans Urs von Balthasar: « Espérer pour tous » qui consacre un chapitre à Satan que je tente de résumer pour nous tous; il dit en substance: Le livre de l’Apocalypse nous apprend que la force du mal est plus qu’une réalité provenant de l’homme et de son histoire. C’est une force qui peut conduire dans son sillage et l’homme et son histoire en les envoûtant. Elle dépasse l’homme et se pose contre Dieu, investissant « le camp des saints et la cité bien-aimée » (Ap 20, 9). Paul ne dit pas autre chose (Ep 6, 12-13). dans les Évangiles ces puissances sataniques n’entrent en jeu que lorsque le Christ, le « Saint de Dieu » (Mc 1, 24) apparaît sur terre. Il y a là le positionnement entre deux adversaires, satan et le Christ. Le Christ est le Saint, cet »homme plus fort » (Mt 12, 29) qui nous est nécessaire. Pour que les disciples puissent chasser les démons (Mc 3, 15), ils leur faudrait savoir prier le Père comme de véritables fils ce dont ils n’ont pas encore pleinement conscience (Mc 9, 29; Mt 17, 21). Il y a alors deux réalités, la puissance énigmatique du mal et « l’espace de salut » ouvert par le Fils de l’homme. Cependant pour les théologiens les affirmations de satan sont tellement marginales que l’on ne peut en déduire une démonologie. Il suffit de savoir qu’il constitue une puissance de l’ombre; l’homme n’a pas vocation a « scruter » ces puissances infernales, mais il est appelé à se tourner vers la puissance rédemptrice de salut du Christ; et à lui rendre sans fin grâce de ce qu’il offre aux hommes.
    Le théologien n’attribue pas à satan la notion de « personne » car « la personne présuppose toujours une relation positive à une autre personne ». Et cite J. Ratzinger qui évoque à son égard, une « non-personne », la « désintégration, la désagrégation de l’être personnel »; et c’est pour cette raison que le diable se montre sans visage, incognito, dans l’ombre.

  20. Bernard Chatenet dit :

    Je précise le mythe qui est une création humaine à caractère le plus souvent fabuleux, donc une façon d’embellir ou pas la réalité en utilisant des symboles, certains traits de la vie humaine: le mythe d’Orphée développe le côté poétique, pastoral, shamanique et musicien du personnage et à travers lui, de l’homme. C’est une fiction bien sûr.
    Fraternellement.

  21. Bernard Chatenet dit :

    Gaëlle, c’est intéressant votre écoute des vidéos qui les reçoit comme mythologique. Personnellement, je ne les ai pas reçu ainsi bien au contraire.
    Un récit mythologique serait un construction a postériori, me semble-t-il, qui tente de rehausser la réalité d’une vérité, d’un fait pour le rendre plus visible, plus lisible. Enfin, si je ne me trompe pas.
    L’analyse de sœur Caroline part d’un fait brut, la domination d’êtres par des esprits impurs et l’exorcisme produit par le Christ. Ce sont des réalités que l’on pourraient considérer comme amplifiés, bien sûr, sauf à lire les Évangiles dans un esprit de foi. Et n’y a-t-il pas des personnes réellement possédées? Il est sûr qu’aujourd’hui avec la pharmacopée moderne, nombre des symptômes anciens ont disparus (épilepsie, maladies neuropsychologiques, etc.) mais frère Reginald témoigne de la permanence de difficultés réelles telles que les personnes atteintes lui font appel.

    1. Gaëlle de Frias dit :

      Merci Bernard pour votre réponse nourrie. Je réagissais au catalogage de Sr Catherine : « Il y avait les maladies qui correspondaient à un dysfonctionnement du corps (…), L’autre explication est mythologique. On croyait qu’anges et démons se livraient un combat sans merci pour la domination sur le monde (…) Le dysfonctionnement, le mal-être est alors compris comme le résultat de la colonisation de l’être humain par un esprit mauvais. » L’emploi de ce terme « mythologique » comme seule alternative à la maladie physique ne me parait pas satisfaisant. J’ai lu depuis la réponse de Théodom à Juliette qui a eu visiblement les mêmes difficultés que moi avec cette classification binaire et tranchée niant d’une certaine façon la possibilité d’une infestation par le démon. Merci à tous. En revanche je ne suis pas totalement d’accord avec vous lorsque vous dites : « dans les Évangiles ces puissances sataniques n’entrent en jeu que lorsque le Christ, le « Saint de Dieu » (Mc 1, 24) apparaît sur terre. » Les Evangiles commencent avec l’incarnation, donc certes, dans ces livres nous voyons le combat de Jésus contre les démons, mais cela ne signifie pas que les forces sataniques n’étaient pas actives sur terre avant la venue du Christ. Cordialement.

  22. Bernard Chatenet dit :

    Merci Jeannine pour votre témoignage, votre expérience auprès des catéchumènes. Vous notez la différence nette entre les guérisons et les exorcismes que Jésus opère avec immédiateté, fulgurance même (cela a de quoi surprendre en effet) et le temps long qui est le notre, celui des catéchumènes et de nous tous. C’est ce que je notai auprès de frère Reginald: le temps du dialogue, de l’écoute, de la communion se construit comme un véritable travail commun. Dans la prière et avec l’Esprit qui conduit. Car sans l’Esprit Saint, personne ne peut être guéri (3,22)

  23. Juliette Letellier dit :

    Je ne comprends pas les différentes catégories établies par sr Catherine :
    – les maladies du corps
    – les maladies de l’âme (qu’elle appelle « mal-être », euphémisme ?) pour lesquelles « il est clair que nous parlerions aujourd’hui de maladies qui relèvent de la psychiatrie »
    – pas de 3e catégorie….
    Mais alors, quelle place pour une réelle possession par les démons ? A qui Jésus s’adresse-t-il dans ses exorcismes ?
    Et si tous les baptisés sont appelés à pratiquer l’exorcisme, quelle place pour le prêtre exorciste ?
    En écoutant cette vidéo, j’en tire la conclusion que :
    1/ les démons n’existent pas, les anciens ne connaissaient pas la psychiatrie
    2/ Jésus ne parle pas aux démons, il réalise des miracles de guérison de l’âme
    3/ Personne ne devrait aller voir un prêtre exorciste, mieux vaut aller chez un bon psychiatre… surtout que pour un petit blues passager, n’importe quel chrétien devrait pouvoir vous remonter le moral.
    Allez, je force un peu le trait, mais l’existence des démons et leur lutte contre Dieu ne devrait-elle pas être un peu plus clairement affirmée ?

    1. Theodom dit :

      Voici des éléments de réponse de soeur Caroline :

      1- Il n’est pas question de nier la réalité des exorcismes pratiqués par Jésus en son temps, ni l’existence du mal auquel Jésus s’adresse.
      2- Les exorcismes sont de l’ordre du signe, comme les guérisons et le pardon, et ils expriment que le Règne est présent et c’est là l’essentiel. Car Jésus n’a pas guéri tous les malades et il n’a pas non plus expulsé tous les démons, mais ceux qu’il a faits attestent que le Mal fondamental est vaincu: la mort, la rupture avec Dieu, n’a pas le dernier mot. Là est l’essentiel… puisque, j’ose le redire, Jésus n’a ni exorcisé ni guéri tout le monde. Seulement quelques-uns = signe qui pointe vers une réalité essentielle.
      3- Il y a un exorciste dans chaque diocèse (ou pour chaque diocèse, car les prêtres se font rares) et leur existence atteste que l’Eglise dit que le Mal existe.Cela dit, les exorcistes savent que les cas de possession sont plus fréquents dans certaines cultures/sociétés que dans d’autres (nos soeurs béninoises en témoignent) et que parmi les personnes qui se tournent vers le prêtre exorciste catholique, beaucoup – l’immense majorité, d’après ce que j’ai entendu – souffrent en fait de maladies psycho/phychiâtriques.

      Enfin, il ne s’agit pas de dire que tout le monde est exorciste, mais chaque baptisé.e est invité à proclamer l’Evangile et à rendre le Règne de Dieu tangible pour ses contemporains en faisant reculer ce qui fait du mal aux êtres humains, en faisant reculer ce qui empêche une personne humaine de vivre comme Dieu « pense » qu’une personne humaine doit vivre : en relation heureuse avec Dieu et et les personnes humaines.
      Quand Mc écrit que Jésus les fait Douze pour être avec lui et les envoyer prêcher avec autorité pour chasser les démons (Mc 3,13-15),
      => les Douze représentent l’Eglise en tant qu’elle est missionnaire (et non les évêques)
      => chacun.e est invité.e à prêcher, à annoncer l’Evangile de Jésus, en parole et en actes… Ainsi, faire reculer le Mal dans le monde n’est pas réservé à une catégorie de personnes, même si l’Eglise mandate certaines personnes pour s’apposer au Mal en ses manifestations extrêmes et extra-ordinaires.

  24. Jeannine Perzo dit :

    Merci soeur Caroline pour votre enseignement sur le Christ exorciste. Dans l’accompagnement des catéchumènes vers les sacrements de l’initiation chrétienne et surtout avec la lecture continue de l’év. de Mc je fais l’expérience que Jésus qui guérit comme cela est parfois surprenant pour le catéchumènes, il y faut un long cheminement et une écoute patiente de la Parole de Dieu pour percevoir la Mission de Jésus et laisser descendre en soi cette parole que « le Règne de Dieu s’est approché ; convertissez-vous » Mc 1, 15…

  25. Bernard Chatenet dit :

    Frère Reginald, votre approche très attentive et empathique de la personne qui demande l’exorcisme prend en compte la part de responsabilité de la personne. Ce qui me semble en adéquation avec les sciences dites modernes. En effet, vous évoquez le fait que la personne puisse d’une certaine façon, s’enfermer dans « son mal » et ne plus vouloir ou savoir s’en sortir. Il y a là semble-t-il un cercle vicieux, une incapacité à sortir de ce cercle infernal qui ne peut trouver de solution que dans l’altérité que vous constituez, que vous créer. Mais dans la vie courante, si nous étions véritablement à l’écoute de l’autre et dans une parfaite empathie, ne pourrions-nous pas aider cette personne à s’extraire de son enfermement?
    Et la prière commune en serait le levier opérant?

  26. Sophie Duquenne dit :

    Comment fait on pour avoir la suite des vidéos? Il faut attendre que Théodom les transmette au fur et à mesure ou peut-on déjà les trouver sur ce site?

    1. Theodom dit :

      Un peu de patience, la suite arrive dimanche après dimanche 🙂

  27. Sophie Duquenne dit :

    Bonjour. J’ai vu les trois premières vidéos. Elles sont très intéressantes. Comment voir la suite? C’est Théodom qui les transmet au fur et à mesure ?

  28. Gaëlle de Frias dit :

    Bonjour,
    Après visionnage de la vidéo et la relecture du même texte, il me semble comprendre que vous considérez la possession comme quelque chose d’uniquement mythologique. N’existe-t-il pas de possession réelle par le malin ? Dans ce cas, à quoi servent nos exorcistes diocésains ?
    Merci pour votre réponse
    G. de Frias

    1. Theodom dit :

      La vidéo de frère Réginald me semble complémentaire ici de la vidéo de soeur Caroline.

  29. Françoise MAUPETIT dit :

    Merci beaucoup ! Que d’enseignements et d’ajustements par rapport aux idées reçues !

  30. Bernard Chatenet dit :

    A frère Reginald. votre témoignage élude quelque peu la prière finale d’exorcisme; vous dites que vous ne l’avez pratiquée qu’une fois. En quoi consiste-t-elle? Est-ce un rite? Une invocation? Une sorte de cri contre le démon? Ou au contraire, un appel à Dieu?

    1. Theodom dit :

      En effet, frère Réginald évoque deux types de paroles qui peuvent avoir lieu pendant le rite de l’exorcisme : une prière adressée à Dieu et une admonestation adressée au démon.

  31. Bernard Chatenet dit :

    Merci frère Reginald pour votre témoignage précis et plein d’humanité. Dans l’esprit qui est le vôtre, je suppose que vous rencontrez plusieurs fois, chaque personne; avez-vous un critère pour évaluer ce nombre de rencontres? J’apprécie beaucoup le fait que vous mettiez l’écoute au centre de votre ministère. Peut-on guérir quelqu’un sans l’écouter? Et l’écoute est une disposition intérieure, une disponibilité à travailler sans cesse. Un peu comme Yahvé répète ans cesse au peuple hébreu: « Écoute Israël, le Seigneur est ton berger ». Peut-être que si nous étions plus à l’écoute de nos frères, nous entendrions ces détresses aussi (plutôt que les bobo-là). Je retiens donc de votre témoignage, ce véritable travail de communion à l’autre qui souffre, une proximité à établir par l’attention, l’écoute et la compassion. Merci. Bernard

  32. Bernard Chatenet dit :

    Merci Sœur Caroline, pour votre enseignement clair et lumineux. Lecteur de la Bible depuis très longtemps, je n’ai pas vraiment pris en compte cet aspect de l’exorcisme du Christ. Le terme lui-même me semblait ancien, quelque peu dépassé; bien que je savais qu’il y a un prêtre exorciste dans chaque diocèse. En relisant Marc, je m’aperçois que le Christ se positionne face au démon au moins huit fois et qu’il opère onze guérisons; cette comptabilité ridicule n’est pas juste puisqu’il y a des guérisons multiples mais cela donne un rapport entre les deux. Finalement, l’exorcisme est plus présent que nous le croyons, que je le croyais. Et curieusement, il n’apparaît qu’une fois chez Matthieu (a priori)! Je comprends donc que l’exorcisme est un principe et en même temps un acte libératoire. Le Christ n’oppose pas l’esprit et le corps ni encore l’âme. Pas de dualisme entre ce qui ne fait qu’un en l’homme et qui ne peut que s’unifier en Jésus-Christ libérateur. Il est intéressant de souligner que le Christ envoie ses disciples en mission pour enseigner mais comme dans une évidence, pour aussi avoir autorité sur les esprits impurs (6, 6).

  33. BERNADETTE FINET dit :

    Limite entre psychologie, psychiatrie et FOI ????

  34. BERNADETTE FINET dit :

    Personnellement, je suis très mal à l’aise avec l’exorcisme et les « possédés » . Qui sont les « possédés » d’aujourd’hui ? Qu’elle est la place de la psychiatrie dans la religion ? Où est la limite entre psychologie, psychiatrie et fou???? J’ai mon idée, c’est très difficile de faire la part des choses.

    1. Theodom dit :

      Merci pour votre commentaire.
      L’articulation entre la psychologie et la foi est complexe en effet.
      En guise de réponse, voici quelques vidéos qui effleurent le sujet.
      https://www.theodom.org/?s=Psychologie

    2. Masa-cRoi masako Tirman dit :

      Connaissez vous un ou une thérapeute chrétien-ne ou je peux lui poser des questions ?

  35. Sophie Duquenne dit :

    Bonjour. Qu’est ce que c’est beau! Merci pour ces enseignements.

    1. corinne Leowski dit :

      Même avis; alors que Dieu vous bénisse et belle et sainte année à tous !

  36. Bernard Chatenet dit :

    Très heureux de démarrer bientôt cette formation sur le thème du mal que j’ai déjà travaillé. Mais le sujet est récurrent dans nos vies, dans la mienne surtout que je désire approfondir. Quelle difficulté d’être à l’image! Malgré la foi. Dieu nous conduit et nous nous éloignons si souvent de lui.
    Le mal n’est-il pas une aporie même si l’on peut mieux le comprendre grâce à l’étude, par exemple, celle de René Girard, de Leibniz et de Job?
    Merci pour ce parcours.
    Bernard Chatenet

  37. Elisabeth Landry dit :

    ¨Ca promet d’être bon! Merci d’être là!

  38. Theodom dit :

    Est-ce que la prière de guérison, c’est aussi efficace que la prière d’exorcisme ?

    1. Audrey-Thérèse Leblanc dit :

      Elle peut l’être oui suivant le cas.

    2. Mélanie Bris dit :

      Oui, car j’ai eu des liens occultes à cause de pratiques occultes. Lien qui n’ont pu être brisé que par un petit exorcisme. C’est très grave de dire que cela relève de la mythologie et que c’est une vision antique de choses. Oui, le démon veut infester les personnes ou les liés. Non, toutes les personnes malades ne sont pas possédé ou infestés mais cela reste une réalité bien trop nié et bien trop enseigné… Bien qu’il existe de véritable malade psychiatrique les infestations sont courantes surtout dans notre époque avec le retour de la magie et de l’ésotérisme!

  39. Theodom dit :

    Est-ce que vous êtes déjà allé voir un exorciste ?

    1. Hugo Mittempergher dit :

      non

    2. Audrey-Thérèse Leblanc dit :

      Oui, actuellement, je suis en chemin de rédemption.

      1. Walter Quiroga dit :

        Bon courage et que Dieu vous relève rapidement ! Nous prions pour vous dans l’équipe de jesusnouslibere.org
        En communion,
        WQ

    3. Audrey-Thérèse Leblanc dit :

      Je n’arrive pas à lire le 1er épisode ???

      1. Theodom dit :

        Le premier épisode sera accessible dès dimanche.

      2. Bernard Henin dit :

        No stress sister…

    4. Elisabeth Landry dit :

      non.

    5. Véronique Pichon dit :

      non

Le mal, pourquoi ?

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  1. Regine DE WEVER dit :

    cela nous invite à ne plus porter de jugement sur les comportements et attitudes de nos freres et soeurs mais plutôt à les porter dans nos prières et les guider sur le chemin de la reconciliation, avec eux mêmes , nous et Dieu.

  2. Regine DE WEVER dit :

    cela me fait penser au bon pasteur qui porte sur son dos la brebis égarée. A vezelay, sur un chapiteau, le bon pasteur porte sur son dos judas. J’ai alors compris, que nous devions porter notre propre mal dans nos vies, être humble et reconnaitre nos propres faiblesses par le sacrement de réconcilation.Cel

  3. Bernard Chatenet dit :

    Depuis Platon et les Pères de l’Église avec Augustin, le mal est non-être, absence d’être ou sa diminution. Cela ne doit pas nous surprendre. Car le mal est bien réel par la souffrance qu’il induit, il n’est donc pas anodin, ni rien du tout. Ce que veulent dire les philosophes est que le mal par rapport au bien n’a aucune réalité autonome, il n’est qu’un manque, qu’un défaut d’être, une absence de bien.
    Le geste créateur divin, toujours positif nous aide à le comprendre: tout le créé est « bon, beau ».
    Le mal est tout à fait inverse, il n’est qu’un acte de dé-création qui ne va que de l’être au néant (ce qui inverse du geste divin qui va du néant à l’être).
    Le mal blesse l’être, le corrompt, le détruit parfois dans une perversité qui se tient justement au départ et se développe à partir du créé divin.

  4. Pierre Degroisse dit :

    Bonjour à toutes et à tous
    Suite a votre excellente meditation et celle non moins excellente du Frère Philippe Maria Ekman, j aimerais avoir votre a vis sur ma reflexion;
    Bien su assimilant parfaitement que le mal est une absence de bien ,et que nous devons accepter nos zones d ombres pour mieux retourner vers la lumière, je pense néanmoins que le mal dans son entité générale et non individuelle à une existence propre cree par les hommes qui depuis des millénaires se détachent du bien et qu à certains moments cette hydre néfaste prend possession de certains d entre nous
    Car sinon il faudrait accepter qu Hitler à été pendant des années en absence de bien? Et comment comprendre qu en interrogeant un ancien ss 40 ans plus tard dit en souriant au journaliste qui l interview qu n à aucun regret et que s il le pouvait il achevait son travail?
    Et que dire du pédophile qui n exprimé aucune regrets de ses actes et de ses meutres?
    Je crois donc que parallèlement à nos zones d ombres intérieures qui nous guident vers la lumière retrouvée ,parceque nous avons foi en notre Dieu d amour et de lumière, l humanité à engendré une monstruosité hors normes qui n à pouf seul but que de tenter mais si c est en vain de détruire l œuvre de Dieu

  5. Jeannine Perzo dit :

    Pourquoi le mal : je suis allée jusqu’au bout de la réflexion proposée, le mal existe, il est tapi au fond de moi, pourtant, je suis invitée à mettre au jour mes zones d’ombre comme mes zones de lumière, c’est plus facile de dire « je suis ton bon » que d’accepter de reconnaître mes limites. Refuser de le faire c’est en quelque sorte trahir la vérité sur moi-même et accepter de vivre dans une semi-obscurité… Merci frère

  6. Bernard Chatenet dit :

    « Les sept dernières paroles du Christ » ont été magnifiquement mis en valeur par Haydn. Profondeur et expressivité au service de la spiritualité. A redécouvrir sans cesse. Son chef d’œuvre!
    Je m’intéresse ici au « Pourquoi » de Jésus: « Pourquoi m’as tu abandonné? » Question vertigineuse du Fils qui vit ce sentiment d’abandon de son Père. Le Fils fut si proche du Père durant toute sa mission auprès des hommes qu’il a de quoi être meurtri par son absence. Tant de fois, il s’est isolé au désert pour le prier, tant de fois il évoque « celui qui m’a envoyé » (7 fois chez Jean), si souvent, il appelle les hommes à construire une relation filiale avec ce même Père (chap. 8 de Jean) que ce même Fils, au coeur de sa Passion, a de quoi questionner cette relation même. Il faut remarquer alors que jamais Jésus (et aucun livre de la Bible) ne répond à cette énigme du mal: pourquoi le mal? Sa seule question est de l’ordre relationnelle: pourquoi cet abandon? Pourquoi les hommes ne croient pas? Lors de la guérison de l’aveugle né (Jean 9, 1s), il exclut la théologie de la rétribution : « ni lui ni ses parents n’ont péché, …c’est pour qu’en lui se manifeste les œuvres de Dieu » Jésus n’est jamais dans le pourquoi à propos du mal mais dans le « afin que » du Royaume. Et ce royaume si délicat à saisir ne se construit que dans la relation filiale avec Celui qui l’a envoyé, Celui qui nous appelle.

  7. Jeannine Perzo dit :

    Le mal me taraude, comment aborder le Mal avec ceux qui sont enfoncés dans le malheur. Si le mal ne vient pas de Dieu, si le mal est toujours un scandale comment y réfléchir ? le livre de Job que je relis souvent me fais parfois grandir, parfois il me ramène à mes questions… Le silence de Job et de ses amis me disent quelque chose qu’il faut creuser parce que le mal est une absurdité pour trouver la paix, il me faut m’asseoir au pied de la Croix de Jésus pour que j’entende Jésus dire « Père pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font » !

  8. Monique MAGNY dit :

    J’ai bien suivi vos vidéos mais qui pourrait me donner une réponse à cette question sur le mal :
    Comment expliquer pourquoi une amie, diabétique de naissance, ayant vécu à l’écart des autres à l’école, ayant eu une « petite » vie professionnelle, faisant des stages réguliers en hôpital, amputée d’une demi jambe, d’une partie de l’autre pied, de bouts de doigts de mains, avec une vue de plus en plus faible, qui aura 65 ans en 2022, pourquoi cette personne doit vivre TOUTE SA VIE ainsi ? Pourquoi elle et pourquoi d’autres ont des vies carrément plus belles ?

  9. Bernard Chatenet dit :

    Jean-Paul, Matthieu et vous tous,
    La question de la souffrance des enfants est présente dans de nombreux textes antiques et modernes: les Pères de l’Église dont Augustin et jusqu’à notre époque.
    Elle est un abîme, une aporie c’est à dire une réelle difficulté pour la raison mais également pour la foi.
    Face à un enfant qui souffre, nous sommes comme les amis de Job, saisis, bousculés, ravagés souvent et nous demeurons sans voix. Sept jours et sept nuits de silence ne sont pas trop pour exprimer notre souffrance et notre empathie.
    Soignant pendant 45 ans attentif à chaque patient, j’ai suivi plusieurs enfants en fin de vie. Aucun discours n’est possible mais une communion à ce qu’ils vivent et nous découvrons alors une formidable force en eux, force unique que les adultes ne montrent pas souvent. Ces enfants n’ont qu’une envie, c’est de vivre, d’être heureux. Si nous pleurons intérieurement devant eux, nous sourions à leur sourire, à la vie qu’ils célèbrent par leur lutte incessante et remarquable.
    On peut trouver toujours des causes à leur maladie: physiologiques, héréditaires et écologiques (pollution) mais ces causes sont rares. Il me semble qu’il nous faut chercher au delà des causes justement parce qu’ils sont des enfants et qu’ils nous montrent par leur résilience que la vie est plus forte que toute raison.
    Il faut voir le sourire d’une enfant (aveugle, paralysée, non parlante) lorsqu’on lui chante une chanson ou qu’on lui raconte comment le chien de la maison embête le chat, etc. Cela suffit à justifier notre communion. Même si après leur décès nous sommes effondrés et nous devons nous reconstruire. Ces enfants éduquent notre foi en la vie. Et Dieu les prends dans ses bras bienveillants.

    1. corinne Leowski dit :

      Cher Bernard,
      Merci pour ce message que je partage .Médecin à la retraite, ancienne chef de service, l’attitude des enfants face à la mort a toujours pour moi été une leçon qui renforçait ma foi. Ils restent, comme vous le dites si bien, beaucoup plus vivants et moins angoissés que les adultes, surtout les très petits. Ils trouvent presque normal de mourir puisqu’ils sont très malades et ressentent la fatigue de leur corps en lutte. Leur seule inquiétude est souvent de savoir si leurs parents continueront à leur rendre visite. Ils semblent mettre en pratique et accepter beaucoup mieux que nous la magnifique réponse de Job : « Le Seigneur a donné, le Seigneur a ôté ; que le nom du Seigneur soit béni ! »

  10. Bernard Chatenet dit :

    Juste pour lancer le dialogue: extraordinaire ce silence des amis de Job, silence qui dure sept jours. On pourrait croire que cette empathie, cette com-passion unique les mettent au niveau de Job. La suite montre qu’ils ne comprennent nullement Job. N’y a-t-il pas là une première énigme?

  11. jean-paul gallet dit :

    Pourquoi le mal ? dans ma famille un enfant de 8 ans a une tumeur cérébrale inopérable, je suis pédiatre et je m’interroge, pourquoi ? comment puis je expliquer à des non croyants ce pourquoi ? Ils m’interrogent; que fait ton Dieu ? Que puis je répondre ???? Merci de m’éclairer JP Gallet

    1. mathieu Trommer dit :

      Cher Jean-Paul,
      Votre question est celle de tout les humains. Mais pourquoi le mal?

      Pour les non-croyants, on peut utiliser le langage de la philosophie: Le mal est une absence de Bien.
      Prenons l’exemple d’un vêtement troué; sans vêtement il ne peut pas y avoir de trou, et pourtant on ne voit que le trou… Cet exemple philosophique montre qu’il ne peut pas y avoir de mal sans un support de bien qui est prédomiant! Cette exemple ne répond pas au pourquoi du mal car la philosophie, la raison ne peut pas répondre à cette question. Pour cela il faut passer à la révélation Biblique.

      En tant que croyant nous pouvons dire que le mal est une conséquence du péché, c’est-à-dire une conséquence de la séparation d’avec Dieu, source de tout Bien. Car il faut bien reconnaitre que dans le coeur de l’homme il existe une défiance naturel envers Dieu… C’est ce que la tradition appelle le « péché originel ». La conséquence de cette séparation nous l’expérimentons dans notre quotidien: je fais le mal que je ne veux pas & je ne fais pas le bien que je souhaite faire (St Paul au Romain 7, 19). La mort de Jésus sur la croix nous dévoile la conséquence ultime du péché: trahison, injuste, mort.

      Que fait Dieu dans tout cela? Il s’implique au plus proche de nous. Dans le Christ, il vient prendre notre condition avec nos souffrances… par sa résurrection, Jésus ouvre une brèche dans la mort. Il est le signe que la mort n’a pas le dernier mot !!!

      Il n’y a aucune réponse acceptable pour justifier la mort, et encore moins la mort d’un enfant. Cependant deux attitudes complémentaire s’offrent à nous:
      – écouter la colère et la tristesse des personnes en deuil ou malade avec compassion
      – témoigner de notre foi en la résurrection de Jésus qui annonce notre propre résurrection dans la chaire, parler de la communion des saints…

      1. mathieu Trommer dit :

        Qu’a fait cette enfant? Rien
        Qu’ont fait les victimes de la guerre? Rien
        Qu’ont fait les migrants, les pauvres exploités? Rien

        Mais nous sommes tous solidaire du mal qui se trouve dans le monde … voilà l’injustice du mal que Jésus est venu rétablir: Il rétablit tout justice en nous partageant sa vie, la vraie vie à ceux qui veulent bien l’accueillir.

  12. sylvie Guer dit :

    Bonjour. J’ai accompagné un exorciste pendant plusieurs années (je suis simple laïque) et en écoutant l’exorciste de Nancy, je me rends compte que j’ai vécu les mêmes expériences, et les mêmes problèmes partagés par les personnes en demande. Il y a vraiment unité , union en Christ guérisseur (au sens large). Merci pour ce partage.

  13. Masa-cRoi masako Tirman dit :

    Y a t il un exemple dans les 4 évangiles (ou dans la Bible) d’une personne possédé : quand il y a délivrance elle tombe par terre ?

    1. Theodom dit :

      On peut penser à l’enfant pris de convulsion en Mc 9,20, mais en fait, il ne tombe à terre qu’avant d’être guéris. La guérison préfigure plutôt la résurrection et le fait de se relever.

  14. Bernard Chatenet dit :

    Je viens de réécouter les deux vidéos proposées cette semaine, celle de sœur Caroline et celle de frère Reginald. Quel bonheur de les percevoir encore mieux avec l’oreille du coeur. Je comprends mieux l’intervention de Gaëlle sur les mythologies; sœur Caroline évoque juste l’appréhension, le regard antique sur les personnes remplies d’esprits impurs. C’était donc une tout autre vision que celle du Christ qui sort de ce domaine en lui donnant justement existence en chassant la cause réelle, le démon, ou l’impureté de l’esprit. Le Christ au fond procède si je puis dire de façon moderne; il prend en compte non seulement la personne mais aussi le mal et toute la souffrance induite. Nouveauté absolue au regard de ce qui précédait; chaque personne existe pour elle même et non en fonction d’un handicap quel qu’il soit.Et dans l’Antiquité comme souvent dans la Bible (AT et NT) la maladie physique ou psychique était dû à une faute morale, faute souvent ancienne des parents ou grands-parents (en tout cas très proche). C’est cela la mythologie qui construit un récit faux pour expliqué le mal (que l’on ne veut pas reconnaître pour ce qu’il est réellement).

  15. Bernard Chatenet dit :

    En effet, Marius le témoignage de frère Reginald nous le dit avec finesse. Il y a cette part de responsabilité propre à l’homme et tout de même cette part énigmatique qui est toujours difficile à saisir. Personnellement, je préfère utiliser le mot énigme pour le mal que celui de mystère qu’il est préférable de garder pour Dieu et pour l’homme (« Qu’est donc le mortel que tu en gardes mémoire? » Ps 8, 5). Le mot énigme n’a pas de projection future alors que le mot mystère est téléologique, orienté (en) par une espérance; c’est toute la différence pour les chrétiens.

  16. Jean-Paul BOISNEAU dit :

    Bonsoir Sr Caroline ,

    René Girard a beaucoup travaillé sur le sujet de Satan / du diable , en particulier dans son essai, Je vois Satan tomber comme l’éclair . Il a longuement étudié dans le Bouc émissaire, l’épisode de Gérasa, (Mc 5, 1-17) comme vous le savez. Qu’en pensez-vous, vous qui avez étudié le récit du démoniaque épileptique (Mc 9, 14-29)? Depuis un certain temps déjà, je suis très intéressé par cet auteur qui pour moi ouvre de grandes portes. J’aimerais votre point de vue à ce sujet, si vous en avez le temps. Un grand merci par avance.

    1. Theodom dit :

      Merci pour votre question, mais je ne suis pas compétente pour discuter les positions de R. Girard qui a été un éminent anthropologue. A propos des textes que vous évoquez, je pourrais vous donner un point de vue exégétique, si cela vous intéresse.

      – soeur Caroline

      1. Jean-Paul BOISNEAU dit :

        Bonsoir Sr Caroline,

        Je reviens vers vous tardivement. Je n’avais pas vu votre réponse avant ce soir.
        Je serai naturellement très intéressé par votre point de vue exégétique sur l’épisode de Gésara, en particulier. D’ici quelques jours je vais avoir votre livre sur le passage de Mc 9, 14-29 . Pour tout vous dire, je suis en 3e année du CET ( Certificat d’étude théologique) à Nantes , en relation avec la catho d’Angers et je suis en train de travailler sur l’épiisode de la femme adultère, d’ailleurs déjà commenté par R. Girard. Une récit très intéressant dans les perspectives girardiennes.
        Avec mes remerciements,
        Recevez l’expression de mes salutations distinguées.
        Jean-Paul BOISNEAU

  17. Marius Adam dit :

    Merci à votre équipe pour ces 2 premiers reportages. Ce n est pas facile de parler du démon en 2022, on marche sur des oeufs. Ce serait si facile de se déresponsabiliser en mettant nos problèmes sur son dos. Restons branchés à Jésus Christ, net l adversaire se tiendra bien plus loin, t

  18. Helene Tremblay dit :

    Il me semble que le quizz relié à la vidéo du Frère Réginald ne correspond pas à son contenu.
    Merci pour ces enseignements.

    1. Theodom dit :

      En effet, le quizz permet d’aller un peu plus loin, d’apprendre de manière interactive.

  19. Bernard Chatenet dit :

    En retraite, je ne souhaites nullement monopolisé cet espace de dialogue mais juste travaillé avec vous la question du mal. Augustin se pose souvent et de façon récurrente la question de l’origine du mal, c’est presque une obsession chez lui dans ses Confessions. Cette question court partout dans le pensée occidentale autant chez les Pères de l’Église que chez les penseurs chrétiens ou pas, chez les poètes « les fleurs du mal », chez toute personne qui questionne la vie et ses difficultés.
    Je viens de finir le livre de Hans Urs von Balthasar: « Espérer pour tous » qui consacre un chapitre à Satan que je tente de résumer pour nous tous; il dit en substance: Le livre de l’Apocalypse nous apprend que la force du mal est plus qu’une réalité provenant de l’homme et de son histoire. C’est une force qui peut conduire dans son sillage et l’homme et son histoire en les envoûtant. Elle dépasse l’homme et se pose contre Dieu, investissant « le camp des saints et la cité bien-aimée » (Ap 20, 9). Paul ne dit pas autre chose (Ep 6, 12-13). dans les Évangiles ces puissances sataniques n’entrent en jeu que lorsque le Christ, le « Saint de Dieu » (Mc 1, 24) apparaît sur terre. Il y a là le positionnement entre deux adversaires, satan et le Christ. Le Christ est le Saint, cet »homme plus fort » (Mt 12, 29) qui nous est nécessaire. Pour que les disciples puissent chasser les démons (Mc 3, 15), ils leur faudrait savoir prier le Père comme de véritables fils ce dont ils n’ont pas encore pleinement conscience (Mc 9, 29; Mt 17, 21). Il y a alors deux réalités, la puissance énigmatique du mal et « l’espace de salut » ouvert par le Fils de l’homme. Cependant pour les théologiens les affirmations de satan sont tellement marginales que l’on ne peut en déduire une démonologie. Il suffit de savoir qu’il constitue une puissance de l’ombre; l’homme n’a pas vocation a « scruter » ces puissances infernales, mais il est appelé à se tourner vers la puissance rédemptrice de salut du Christ; et à lui rendre sans fin grâce de ce qu’il offre aux hommes.
    Le théologien n’attribue pas à satan la notion de « personne » car « la personne présuppose toujours une relation positive à une autre personne ». Et cite J. Ratzinger qui évoque à son égard, une « non-personne », la « désintégration, la désagrégation de l’être personnel »; et c’est pour cette raison que le diable se montre sans visage, incognito, dans l’ombre.

  20. Bernard Chatenet dit :

    Je précise le mythe qui est une création humaine à caractère le plus souvent fabuleux, donc une façon d’embellir ou pas la réalité en utilisant des symboles, certains traits de la vie humaine: le mythe d’Orphée développe le côté poétique, pastoral, shamanique et musicien du personnage et à travers lui, de l’homme. C’est une fiction bien sûr.
    Fraternellement.

  21. Bernard Chatenet dit :

    Gaëlle, c’est intéressant votre écoute des vidéos qui les reçoit comme mythologique. Personnellement, je ne les ai pas reçu ainsi bien au contraire.
    Un récit mythologique serait un construction a postériori, me semble-t-il, qui tente de rehausser la réalité d’une vérité, d’un fait pour le rendre plus visible, plus lisible. Enfin, si je ne me trompe pas.
    L’analyse de sœur Caroline part d’un fait brut, la domination d’êtres par des esprits impurs et l’exorcisme produit par le Christ. Ce sont des réalités que l’on pourraient considérer comme amplifiés, bien sûr, sauf à lire les Évangiles dans un esprit de foi. Et n’y a-t-il pas des personnes réellement possédées? Il est sûr qu’aujourd’hui avec la pharmacopée moderne, nombre des symptômes anciens ont disparus (épilepsie, maladies neuropsychologiques, etc.) mais frère Reginald témoigne de la permanence de difficultés réelles telles que les personnes atteintes lui font appel.

    1. Gaëlle de Frias dit :

      Merci Bernard pour votre réponse nourrie. Je réagissais au catalogage de Sr Catherine : « Il y avait les maladies qui correspondaient à un dysfonctionnement du corps (…), L’autre explication est mythologique. On croyait qu’anges et démons se livraient un combat sans merci pour la domination sur le monde (…) Le dysfonctionnement, le mal-être est alors compris comme le résultat de la colonisation de l’être humain par un esprit mauvais. » L’emploi de ce terme « mythologique » comme seule alternative à la maladie physique ne me parait pas satisfaisant. J’ai lu depuis la réponse de Théodom à Juliette qui a eu visiblement les mêmes difficultés que moi avec cette classification binaire et tranchée niant d’une certaine façon la possibilité d’une infestation par le démon. Merci à tous. En revanche je ne suis pas totalement d’accord avec vous lorsque vous dites : « dans les Évangiles ces puissances sataniques n’entrent en jeu que lorsque le Christ, le « Saint de Dieu » (Mc 1, 24) apparaît sur terre. » Les Evangiles commencent avec l’incarnation, donc certes, dans ces livres nous voyons le combat de Jésus contre les démons, mais cela ne signifie pas que les forces sataniques n’étaient pas actives sur terre avant la venue du Christ. Cordialement.

  22. Bernard Chatenet dit :

    Merci Jeannine pour votre témoignage, votre expérience auprès des catéchumènes. Vous notez la différence nette entre les guérisons et les exorcismes que Jésus opère avec immédiateté, fulgurance même (cela a de quoi surprendre en effet) et le temps long qui est le notre, celui des catéchumènes et de nous tous. C’est ce que je notai auprès de frère Reginald: le temps du dialogue, de l’écoute, de la communion se construit comme un véritable travail commun. Dans la prière et avec l’Esprit qui conduit. Car sans l’Esprit Saint, personne ne peut être guéri (3,22)

  23. Juliette Letellier dit :

    Je ne comprends pas les différentes catégories établies par sr Catherine :
    – les maladies du corps
    – les maladies de l’âme (qu’elle appelle « mal-être », euphémisme ?) pour lesquelles « il est clair que nous parlerions aujourd’hui de maladies qui relèvent de la psychiatrie »
    – pas de 3e catégorie….
    Mais alors, quelle place pour une réelle possession par les démons ? A qui Jésus s’adresse-t-il dans ses exorcismes ?
    Et si tous les baptisés sont appelés à pratiquer l’exorcisme, quelle place pour le prêtre exorciste ?
    En écoutant cette vidéo, j’en tire la conclusion que :
    1/ les démons n’existent pas, les anciens ne connaissaient pas la psychiatrie
    2/ Jésus ne parle pas aux démons, il réalise des miracles de guérison de l’âme
    3/ Personne ne devrait aller voir un prêtre exorciste, mieux vaut aller chez un bon psychiatre… surtout que pour un petit blues passager, n’importe quel chrétien devrait pouvoir vous remonter le moral.
    Allez, je force un peu le trait, mais l’existence des démons et leur lutte contre Dieu ne devrait-elle pas être un peu plus clairement affirmée ?

    1. Theodom dit :

      Voici des éléments de réponse de soeur Caroline :

      1- Il n’est pas question de nier la réalité des exorcismes pratiqués par Jésus en son temps, ni l’existence du mal auquel Jésus s’adresse.
      2- Les exorcismes sont de l’ordre du signe, comme les guérisons et le pardon, et ils expriment que le Règne est présent et c’est là l’essentiel. Car Jésus n’a pas guéri tous les malades et il n’a pas non plus expulsé tous les démons, mais ceux qu’il a faits attestent que le Mal fondamental est vaincu: la mort, la rupture avec Dieu, n’a pas le dernier mot. Là est l’essentiel… puisque, j’ose le redire, Jésus n’a ni exorcisé ni guéri tout le monde. Seulement quelques-uns = signe qui pointe vers une réalité essentielle.
      3- Il y a un exorciste dans chaque diocèse (ou pour chaque diocèse, car les prêtres se font rares) et leur existence atteste que l’Eglise dit que le Mal existe.Cela dit, les exorcistes savent que les cas de possession sont plus fréquents dans certaines cultures/sociétés que dans d’autres (nos soeurs béninoises en témoignent) et que parmi les personnes qui se tournent vers le prêtre exorciste catholique, beaucoup – l’immense majorité, d’après ce que j’ai entendu – souffrent en fait de maladies psycho/phychiâtriques.

      Enfin, il ne s’agit pas de dire que tout le monde est exorciste, mais chaque baptisé.e est invité à proclamer l’Evangile et à rendre le Règne de Dieu tangible pour ses contemporains en faisant reculer ce qui fait du mal aux êtres humains, en faisant reculer ce qui empêche une personne humaine de vivre comme Dieu « pense » qu’une personne humaine doit vivre : en relation heureuse avec Dieu et et les personnes humaines.
      Quand Mc écrit que Jésus les fait Douze pour être avec lui et les envoyer prêcher avec autorité pour chasser les démons (Mc 3,13-15),
      => les Douze représentent l’Eglise en tant qu’elle est missionnaire (et non les évêques)
      => chacun.e est invité.e à prêcher, à annoncer l’Evangile de Jésus, en parole et en actes… Ainsi, faire reculer le Mal dans le monde n’est pas réservé à une catégorie de personnes, même si l’Eglise mandate certaines personnes pour s’apposer au Mal en ses manifestations extrêmes et extra-ordinaires.

  24. Jeannine Perzo dit :

    Merci soeur Caroline pour votre enseignement sur le Christ exorciste. Dans l’accompagnement des catéchumènes vers les sacrements de l’initiation chrétienne et surtout avec la lecture continue de l’év. de Mc je fais l’expérience que Jésus qui guérit comme cela est parfois surprenant pour le catéchumènes, il y faut un long cheminement et une écoute patiente de la Parole de Dieu pour percevoir la Mission de Jésus et laisser descendre en soi cette parole que « le Règne de Dieu s’est approché ; convertissez-vous » Mc 1, 15…

  25. Bernard Chatenet dit :

    Frère Reginald, votre approche très attentive et empathique de la personne qui demande l’exorcisme prend en compte la part de responsabilité de la personne. Ce qui me semble en adéquation avec les sciences dites modernes. En effet, vous évoquez le fait que la personne puisse d’une certaine façon, s’enfermer dans « son mal » et ne plus vouloir ou savoir s’en sortir. Il y a là semble-t-il un cercle vicieux, une incapacité à sortir de ce cercle infernal qui ne peut trouver de solution que dans l’altérité que vous constituez, que vous créer. Mais dans la vie courante, si nous étions véritablement à l’écoute de l’autre et dans une parfaite empathie, ne pourrions-nous pas aider cette personne à s’extraire de son enfermement?
    Et la prière commune en serait le levier opérant?

  26. Sophie Duquenne dit :

    Comment fait on pour avoir la suite des vidéos? Il faut attendre que Théodom les transmette au fur et à mesure ou peut-on déjà les trouver sur ce site?

    1. Theodom dit :

      Un peu de patience, la suite arrive dimanche après dimanche 🙂

  27. Sophie Duquenne dit :

    Bonjour. J’ai vu les trois premières vidéos. Elles sont très intéressantes. Comment voir la suite? C’est Théodom qui les transmet au fur et à mesure ?

  28. Gaëlle de Frias dit :

    Bonjour,
    Après visionnage de la vidéo et la relecture du même texte, il me semble comprendre que vous considérez la possession comme quelque chose d’uniquement mythologique. N’existe-t-il pas de possession réelle par le malin ? Dans ce cas, à quoi servent nos exorcistes diocésains ?
    Merci pour votre réponse
    G. de Frias

    1. Theodom dit :

      La vidéo de frère Réginald me semble complémentaire ici de la vidéo de soeur Caroline.

  29. Françoise MAUPETIT dit :

    Merci beaucoup ! Que d’enseignements et d’ajustements par rapport aux idées reçues !

  30. Bernard Chatenet dit :

    A frère Reginald. votre témoignage élude quelque peu la prière finale d’exorcisme; vous dites que vous ne l’avez pratiquée qu’une fois. En quoi consiste-t-elle? Est-ce un rite? Une invocation? Une sorte de cri contre le démon? Ou au contraire, un appel à Dieu?

    1. Theodom dit :

      En effet, frère Réginald évoque deux types de paroles qui peuvent avoir lieu pendant le rite de l’exorcisme : une prière adressée à Dieu et une admonestation adressée au démon.

  31. Bernard Chatenet dit :

    Merci frère Reginald pour votre témoignage précis et plein d’humanité. Dans l’esprit qui est le vôtre, je suppose que vous rencontrez plusieurs fois, chaque personne; avez-vous un critère pour évaluer ce nombre de rencontres? J’apprécie beaucoup le fait que vous mettiez l’écoute au centre de votre ministère. Peut-on guérir quelqu’un sans l’écouter? Et l’écoute est une disposition intérieure, une disponibilité à travailler sans cesse. Un peu comme Yahvé répète ans cesse au peuple hébreu: « Écoute Israël, le Seigneur est ton berger ». Peut-être que si nous étions plus à l’écoute de nos frères, nous entendrions ces détresses aussi (plutôt que les bobo-là). Je retiens donc de votre témoignage, ce véritable travail de communion à l’autre qui souffre, une proximité à établir par l’attention, l’écoute et la compassion. Merci. Bernard

  32. Bernard Chatenet dit :

    Merci Sœur Caroline, pour votre enseignement clair et lumineux. Lecteur de la Bible depuis très longtemps, je n’ai pas vraiment pris en compte cet aspect de l’exorcisme du Christ. Le terme lui-même me semblait ancien, quelque peu dépassé; bien que je savais qu’il y a un prêtre exorciste dans chaque diocèse. En relisant Marc, je m’aperçois que le Christ se positionne face au démon au moins huit fois et qu’il opère onze guérisons; cette comptabilité ridicule n’est pas juste puisqu’il y a des guérisons multiples mais cela donne un rapport entre les deux. Finalement, l’exorcisme est plus présent que nous le croyons, que je le croyais. Et curieusement, il n’apparaît qu’une fois chez Matthieu (a priori)! Je comprends donc que l’exorcisme est un principe et en même temps un acte libératoire. Le Christ n’oppose pas l’esprit et le corps ni encore l’âme. Pas de dualisme entre ce qui ne fait qu’un en l’homme et qui ne peut que s’unifier en Jésus-Christ libérateur. Il est intéressant de souligner que le Christ envoie ses disciples en mission pour enseigner mais comme dans une évidence, pour aussi avoir autorité sur les esprits impurs (6, 6).

  33. BERNADETTE FINET dit :

    Limite entre psychologie, psychiatrie et FOI ????

  34. BERNADETTE FINET dit :

    Personnellement, je suis très mal à l’aise avec l’exorcisme et les « possédés » . Qui sont les « possédés » d’aujourd’hui ? Qu’elle est la place de la psychiatrie dans la religion ? Où est la limite entre psychologie, psychiatrie et fou???? J’ai mon idée, c’est très difficile de faire la part des choses.

    1. Theodom dit :

      Merci pour votre commentaire.
      L’articulation entre la psychologie et la foi est complexe en effet.
      En guise de réponse, voici quelques vidéos qui effleurent le sujet.
      https://www.theodom.org/?s=Psychologie

    2. Masa-cRoi masako Tirman dit :

      Connaissez vous un ou une thérapeute chrétien-ne ou je peux lui poser des questions ?

  35. Sophie Duquenne dit :

    Bonjour. Qu’est ce que c’est beau! Merci pour ces enseignements.

    1. corinne Leowski dit :

      Même avis; alors que Dieu vous bénisse et belle et sainte année à tous !

  36. Bernard Chatenet dit :

    Très heureux de démarrer bientôt cette formation sur le thème du mal que j’ai déjà travaillé. Mais le sujet est récurrent dans nos vies, dans la mienne surtout que je désire approfondir. Quelle difficulté d’être à l’image! Malgré la foi. Dieu nous conduit et nous nous éloignons si souvent de lui.
    Le mal n’est-il pas une aporie même si l’on peut mieux le comprendre grâce à l’étude, par exemple, celle de René Girard, de Leibniz et de Job?
    Merci pour ce parcours.
    Bernard Chatenet

  37. Elisabeth Landry dit :

    ¨Ca promet d’être bon! Merci d’être là!

  38. Theodom dit :

    Est-ce que la prière de guérison, c’est aussi efficace que la prière d’exorcisme ?

    1. Audrey-Thérèse Leblanc dit :

      Elle peut l’être oui suivant le cas.

    2. Mélanie Bris dit :

      Oui, car j’ai eu des liens occultes à cause de pratiques occultes. Lien qui n’ont pu être brisé que par un petit exorcisme. C’est très grave de dire que cela relève de la mythologie et que c’est une vision antique de choses. Oui, le démon veut infester les personnes ou les liés. Non, toutes les personnes malades ne sont pas possédé ou infestés mais cela reste une réalité bien trop nié et bien trop enseigné… Bien qu’il existe de véritable malade psychiatrique les infestations sont courantes surtout dans notre époque avec le retour de la magie et de l’ésotérisme!

  39. Theodom dit :

    Est-ce que vous êtes déjà allé voir un exorciste ?

    1. Hugo Mittempergher dit :

      non

    2. Audrey-Thérèse Leblanc dit :

      Oui, actuellement, je suis en chemin de rédemption.

      1. Walter Quiroga dit :

        Bon courage et que Dieu vous relève rapidement ! Nous prions pour vous dans l’équipe de jesusnouslibere.org
        En communion,
        WQ

    3. Audrey-Thérèse Leblanc dit :

      Je n’arrive pas à lire le 1er épisode ???

      1. Theodom dit :

        Le premier épisode sera accessible dès dimanche.

      2. Bernard Henin dit :

        No stress sister…

    4. Elisabeth Landry dit :

      non.

    5. Véronique Pichon dit :

      non