Le mal, pourquoi ?

13 épisodes

Nous sommes tous confrontés au mal et à la souffrance morale ou physique. ThéoDom inaugure son nouveau site avec cette nouvelle série qui interroge l’humanité depuis des siècles.

1. Bande-Annonce

1. Bande-Annonce

Pour démarrer cette nouvelle année, ThéoDom aborde un sujet grave : le mal. Nous traversons tous des épreuves personnelles et collectives, et sommes parfois bouleversés par elles : pourquoi le Di ...

2. Le Christ exorciste

2. Le Christ exorciste

Nous parlons aujourd'hui du mal, de Satan, de possession et d'exorcismes, ce sont là des choses étranges. Est-ce que vraiment Jésus a fait des exorcismes ? Dans cette vidéo, sœur Caroline, exég ...

3. Rencontrer un exorciste

3. Rencontrer un exorciste

On ne trouve pas seulement des exorcismes dans les Évangiles, les romans fantastiques ou les films d'horreur ! Dans chaque diocèse, un pr ...

4. Job. Pourquoi le mal ?

4. Job. Pourquoi le mal ?

Dans la Bible, le livre de Job nous invite à réfléchir à la question du juste confronté au malheur. Comment un homme bon, père de fam ...

5. Les derniers mots du Christ

5. Les derniers mots du Christ

« Éloï, Éloï, lema sabactani !? » ce cri en araméen qu’on peut traduire par :        « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné !? » (Marc 15, 34) est l’une des 7 dernièr ...

6. Le silence de Dieu

6. Le silence de Dieu

Savez-vous que nous, les Dominicains, nous sommes surnommés les chiens de Dieu : Domini Canes. C’est sympa non ? Mais dans beaucoup de culture, on ne rigole pas d’un tel sobriquet : c’est une g ...

7. Le mal n'existe pas

7. Le mal n'existe pas

D’où vient le mal ? Si Dieu est le Créateur de tout l’univers, il a aussi créé le mal. Alors, il n’est pas bon... S'il n'a pas créé le mal, alors il n'est pas unique et tout-puissant... L' ...

8. Acceptez le mal en vous

8. Acceptez le mal en vous

L'Evangile le dit bien : nul n'est bon que Dieu seul. Un homme, une femme ne peuvent être totalement bons, purs de tout mal. Si Dieu est totalement bon, alors devons-nous nous sentir coupables du mal ...

9. La guerre "juste"

9. La guerre "juste"

Le Pape François dans son discours d’Hiroshima de 2019 a condamné la possession d’armes atomiques, qu’il juge immorale et criminelle. Mais vous me direz, qui est le pape pour condamner la guer ...

10. Contre la mal, fatalité ou liberté ?

10. Contre la mal, fatalité ou liberté ?

Frère Matthew : Le mal est partout dans le monde, mais qu’est-ce que j’y peux ? Je ne peux pas faire advenir la paix dans le monde ou soigner toutes les maladies ! Je ne peux pas grand- chose. A ...

11. L'origine du mal

11. L'origine du mal

Dans d’autres vidéos, on a abordé le problème du mal d’un point de vue théorique, maintenant, on va l’aborder grâce à des récits. En effet, la Bible nous explique beaucoup de choses par d ...

12. Anges et démons

12. Anges et démons

Vous en voyez dans des films, certaines bandes dessinées en sont remplies, peut-être qu’ils vous font peur la nuit… Je parle des démons. Et pourtant, la théologie n’en parle quasiment plus, ...

13. Les Chrétiens et la guerre

13. Les Chrétiens et la guerre

Lors du tournage de la série sur le mal, les frères ont passé une soirée à parler de la guerre : en voici les meilleurs moments. ...

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  1. Bernard Chatenet dit :

    Peut-être, Etienne, peut-on faire une distinction entre les causes du mal (effectivement énigmatiques) et les mécanismes du mal (le mal subi et le mal agi) qui par le jeu des sciences modernes sont désormais mieux connus et d’une certaine façon perceptibles: ces mécanismes (mimétisme, bouc émissaire, mensonge, égocentrisme, perversité, narcissisme, amplification des phénomènes, …) sans présumer des causes autorisent tout de même et avec prudence de mieux lutter contre ce mal omniprésent (en nous-mêmes en priorité) et prégnant. Si l’on ne pouvait démonter ces mécanismes, comment pourrait-on le prévenir? Le Christ lui-même dénonce ce mal lors de ses tentations : il ne répond pas en spécifiant les causes mais en démontant ses mécanismes pervers (tentation de dominer la nature, de se prendre pour Dieu, de dominer le monde). Ses réponses replacent alors les perspectives dans le bon sens qui est la perspective divine (sa Parole, la Parole du Père). Fraternellement.

  2. Etienne de La Brosse dit :

    On cherche (désespérément!…) une explication à l’existence du mal… Il est toujours bon de réfléchir, mais sur cette question, cela me parait vain d’attendre une réponse satisfaisante pour l’esprit…
    En effet le mal existe sous deux formes :
    – le mal dans la nature qu’on est bien obliger d’admettre sans explication : tremblements de terre et autres catastrophes naturelles, qui préexiste de tout temps
    – le mal dont l’homme est responsable, qu’on essaye tant bien que mal d’expliquer par le péché originel…
    Je me borne à constater que Jésus lui même ne donne pas d’explication : il ne pose pas la question mais le constate : parabole de la chute de la tour de Siloe et du massacre de galiléens, qui illustre les deux catégories
    D’où les deux premières lignes de ce mot…

  3. Bernard Chatenet dit :

    Pour le malheur de tous, l’actualité est parlante sur notre sujet. Bien que nous voyons le mal, après l’avoir pressenti, il nous est encore difficile de certifier d’où il vient. Ne provient-il que d’une seule personne? Ou d’une force qui le dépasse? Les comparses sont-ils complices? ou bien de simples exécutants, de parfaits obéissants? L’acte décisionnel qui n’appartient qu’à un seul, est-il rationnel ou irrationnel? L’acte d’obéissance qui est partagé et somme toute diffus, est-il acte de soumission ou de lâcheté? Peut-on savoir aujourd’hui quelle force se cache derrière ces actes guerriers? La lente préparation suffit-elle à justifier le mal? ou est-ce le seul acte de mise en guerre qui en est l’évidence?
    Bien d’autres questions subsistent et resteront encore dans tous les esprits comme pour chaque guerre, chaque conflit. Les réponses ne viennent parfois que très longtemps après, par les études historiques, les procès, l’analyse, … mais déjà, semble-t-il, le mensonge en est une des clés.
    Que notre prière accompagne les victimes et soulève la paix.

  4. Bernard Chatenet dit :

    La lecture des dernières présentations est éclairante. Et nos dialogues tout autant. Il ne peut y avoir égalité entre le Bien et le mal, pas de pile et face pouvant les synthétiser. Ce serait leur donner un caractère égalitaire qu’ils n’ont pas. Avec la présentation sur le démon, nous voyons qu’l est une créature, une créature déchue mais jamais le mot de personne lui est attribué. Dieu est donc sans équivalent; sa personne divine surpasse tout ce que le malin peut dire ou imaginer. Dieu est le Créateur qui du néant produit le créé et surpasse le malin dé-créateur qui mène la création au néant.
    Si nous comprenons ainsi que le mal est l’absence de bien, cela ne doit pas nous empêcher de maitriser au mieux les mécanismes du mal qui sont nombreux et notre pensée moderne nous y aide (philosophie, psychologie, anthropologie, psychiatrie, histoire, …).
    – en premier tous les mécanismes du mensonge qui peut prendre tous les contours de la vérité.
    – en second ceux de la violence qu’a bien étudié René Girard: le mimétisme, le bouc émissaire, …
    – le mécanisme de la perversité, celui du pervers narcissique dont le comportement est aujourd’hui bien démontré, démonté
    – celui de la guerre, tel que nous le voyons aujourd’hui même: causes trompeuses, mensonges d’état, mauvaise foi, double langage, …
    Bien comprendre ces mécaniques est pour nous le meilleur moyen d’être actif contre le mal de ne jamais abandonner face à lui. par quel moyen? Par la pédagogie pacifiée sur ces mécanismes justement. Par un dialogue ouvert et attentif avec ceux qui en souffrent ou ceux qui souhaitent comprendre. Je pense entre autre à la Communication Non Violente qui est une méthode, un engagement à réduire toute tension. Mais toujours, pour que notre message puisse passer, notre prière dans l’esprit de l’Évangile doit nous conduire. Et redire que Dieu ne veut pas le mal reste un fondement, un tremplin vers une meilleure approche de cette énigme du mal qui malgré notre science restera toujours une énigme.

  5. leelou hellemans dit :

    j’ai vraiment aimé ce sujet . il m’a permit de voir plus loin le mal dans son ensemble. il me sera plus facile de parler du mal à des personnes qui remette en cause que Dieu fait le mal pour nous punir
    alors que le mal ne vient pas de Dieu, ce que je savais. les différentes vidéos m’ont bien permis de le définir plus profondément et cela m’a vraiment plus. merci à toute l’équipe pour leur travail.
    c’est toujours un plaisir de suivre les différents sujets abordés. leelou

  6. corinne Leowski dit :

    A propos du « péché originel » ?
    Adam et Eve ne sont ils pas moi, nous, pauvres hommes pécheurs ? Dés que nous succombons à la tentation séduisante du démon, il faut que nous nous justifions ; nous avons toujours une bonne raison d’avoir mal agi ; c’est toujours plus ou moins la faute de quelqu’un d’autre, ou de circonstances atténuantes. Exactement comme Adam et Eve, créés par amour et pour l’amour, à l’image de Dieu, pour se compléter et ne faire qu’un et donner la vie. Dés leur premier péché commis par orgueil, comme tous les nôtres, ils rejettent la faute sur l’autre : Adam sur Eve, Eve sur le serpent…puis c’est Caïn et Abel qui se disputent aussi…
    Et n’est ce pas un peu facile ce que fait l’Eglise avec cette histoire de « péché originel » de nos ancêtres (et l’invention de ce terme), qui serait la cause de tous nos malheurs, de tous nos égarements ? Pourquoi accuser, rendre coupables, dés le départ, ces premiers Humains, alors que nous avons, nous-mêmes, exactement le même comportement ? N’est ce pas aussi une manière de nous déresponsabiliser ? Jésus ne cesse d’expliquer que les fautes des parents ne retombent pas sur leurs enfants et ne sont en rien la cause de leurs ennuis. Ainsi, cela me semble peut être hypocrite de nous justifier, nous chrétiens, grâce à ce mythe du « péché originel ». Jésus n’est pas venu racheter, recréer Adam et Eve, mais bien chacun de nous…

    1. Matthew Jarvis OP dit :

      Bonjour Corinne, merci pour votre commentaire. Vous avez raison de parler du bien et du mal en nous, ce qui rejoint le sujet de la vidéo 8 du frère Filip Maria. C’est justement le péché qui divise Adam et Ève, et tous les hommes à leur suite. Seul dans le Christ, le Nouvel Adam, pourrons-nous retrouver la vie, la communion originale avec Dieu et entre nous (1 Co 15,22).

      Je ne pense pas, néanmoins, que l’aspect historique du péché des premiers hommes nous déresponsabilise. Je suis la seule cause de mon propre péché, mais la question est comment nous sommes arrivés à notre situation actuelle de faiblesse et violence partagée par toute l’humanité. Qu’il y ait eu un premier péché dans l’histoire est simplement logique, et affirmé par la foi de l’Eglise : c’est « un événement primordial, un fait qui a eu lieu au commencement de l’histoire de l’homme » (CEC 390). Cela est logique aussi quand nous réflichissons à la bonté de Dieu, révélée dans les premiers chapitres de la Genèse: tout ce que Dieu a fait est bon.

      L’homme a été créé dans une « justice originelle » – c’est bien cette doctrine à la base de la doctrine du « péché originel ». Selon la doctrine catholique, ce dernier est l’absence de la justice originelle, que les premiers hommes ont perdue par leur révolte contre Dieu. St Thomas d’Aquin écrit: « le péché originel, c’est la disparition (defectus) de la justice originelle » (ST I-II,81,5,ad 2). Parce que Dieu, dans sa bonté, voulait que cette justice soit héritée par les prochaines générations, on peut parler en quelque sorte d’un « manque » qui est hérité ou contracté par tous les humains à la suite d’Adam et Eve.

      Mais, on peut constater en plus que la nature humaine est en quelque sorte « blessée » par cette première faute: c’est l’interpretation que font plusieurs Pères de l’Église de l’homme « à moitié mort » (l’humanité après la Chute) avant que le Bon Samaritain (le Christ) n’arrive pour le soigner (Lc 10,30-35).

      La vidéo Théodom sur le péché originel pourrait aussi vous intéresser:
      https://www.theodom.org/video/peche-originel/

  7. Bernard Chatenet dit :

    « Au recto l’amour, au verso la haine » cela m’interroge. Le bien et le mal seraient-ils les deux versants, les deux faces d’une même vérité? Sur le verso l’effigie du Dieu amour et sur l’autre, le mal, le « malin, une personnification »? Notre liberté n’a plus qu’à choisir: Il me semble qu’il faut rester prudent sur ce type d’affirmation. Tu dis bien, Joseph que « le refus de Dieu conduit à la haine », là est la vérité à choisir et c’est ce choix là, choix responsable en conscience qui pose notre liberté comme un acte face à Dieu, face aux autres. Le mal n’est plus alors que l’abandon, que l’absence du bien qui seul est et devient opérant. La charité est le mode opératoire de la foi (Ga 5, 6); c’est elle qui témoigne de notre liberté. Face à elle, le mal bien que réel, n’est pas une personnification mais ce renoncement à notre vraie et pleine liberté d’enfants de Dieu. Fraternellement.

    1. Joseph VERHAEGHE dit :

      Merci de votre réponse. Je me suis mal fait comprendre. Dieu est amour. S’opposer à Dieu dans sa pleine connaissance tendrait vers la haine. L’homme inachevé contribue à sa propre édification. Dans un autre module, vous parlez du démon, de l’exorcisme. Je pense que nous ne sommes pas tiraillé entre le démon et les anges. Ce sont des personnifications nécessaires. La bible a un langage très concret. Je note que dans le domaine profane, nous avons des statues : comme celle de la justice, Mariane, la muse des poètes. Ce sont des personnifications. Sinon vous vous embrouillez dans le dualisme, ou une formule rhétorique : la mal absence, je veux dire qu’elle ne réchauffe pas le coeur de celui qui souffre (excusez-moi de cette formule brutale sur la philosophie de Saint Augustin, c’est dans un but de concision)

  8. Joseph VERHAEGHE dit :

    Il manque un paramètre à votre équation sur le mal : la liberté. Si l’on regarde la nature en faisant abstraction de l’homme. Il n’y a pas de mal. La compétition des espèces est un bien. L’homme a au fond de lui même 2 choses, l’idée du bonheur et celle de la vie éternelle. La souffrance et la mort nous signifient que ce n’est pas ici que l’homme se réalisera pleinement.
    Dieu nous a créé par amour. Il est amour dit-on. Nous pouvons accepter le don du créateur et chercher une relation avec lui où le refuser, c’est la liberté. Au recto l’amour, au verso la haine. Le refus de Dieu conduit à la haine.
    Le paradis terrestre n’a pas existé.
    Le malin est une personnification.
    Le récit de la création doit être interprété comme l’intention de Dieu pour l’homme et non pas comme un passif que l’humanité traine depuis l’origine.
    L’équation est simple, elle est la seule acceptable pour notre époque.
    Merci pour vos éclairages de grande qualité.

  9. Bernard Chatenet dit :

    La question de la guerre est importante car malheureusement elle est récurrente. Quel pays peut prétendre y échapper? Là aussi, les justifications d’une guerre témoignent souvent de l’absence total de recul, de réflexion, d’un regard distancié…Nous l’avons vu avec la guerre en Irak et aujourd’hui la menace aux frontières de l’Europe.Le mensonge est utilisé comme un levier puissant justifiant son seul horizon politique. Cela peut être bien sûr un jeu politique dans le but d’obtenir quelques avancées à son avantage. Mais le risque de dérapage est majeur et justifie justement le dialogue en vérité. Car il n’y a pas de « bonne guerre », de guerre « juste » ni de mensonge qui se justifierait en lui-même.
    Et Le Pape François a raison de clamer la folie de la guerre. Sa seule parole agit sur le monde au delà des apparences.

  10. Bernard Chatenet dit :

    Ce que tu nous dit Véronique, ce que j’entends, est que l’absence d’enfant est un mal pour le prêtre rencontré. C’est un regard d’une violence extrême d’autant qu’il pose comme raison la volonté de Dieu. Pendant des siècles, on a utilisé cette soi-disant volonté divine pour justifier n’importe quoi. Y compris les massacres, les guerres, les inquisitions, etc. Et il en rajoutait en affirmant que votre mariage était nul. C’est le reliquat tenace d’une pensée antique qui déjà était régressive.
    C’était l’esprit de nombreux peuples d’autrefois y compris le peuple hébreu (voir la Samaritaine). Ce regard est inacceptable, impossible à attendre aujourd’hui. Face à ce discours encore présent il y a 30-40 ans en France, que l’on peut qualifier de pervers régressif, comment se reconstruire?
    Le regard du Christ devant cette samaritaine peut aider. Il ne juge pas au sens où il ne condamne pas mais la met devant sa vérité (sept maris) pour qu’elle même la reconnaisse et rebondisse vers la Vérité.
    Et je comprends bien que ce discours du prêtre ait rompu toute possibilité de dialogue et de confiance. Heureusement, il y a dans l’Église des prêtres, religieux ou laïcs formés à ces traumatismes bien réels. Ma prière t’accompagne.

  11. Veronique Altazin dit :

    Ce n’est pas toujours évident de trouver la force de combattre le mal, le mal est surnoit. Un prêtre m’a dit un jour cela m’a blessé que ne pas avoir d’enfant est une souffrance venant de Dieu et que Dieu n’a pas béni votre mariage, je ne suis posé beaucoup de questions, mon mariage est nul aux yeux de Dieu. Pendant plusieurs années, j’e ne suis pas aller me confesser ou parler à un prêtre.

    1. corinne Leowski dit :

      Les prêtres ne sont que des hommes, et parfois dans l’erreur, comme celui qui vous a blessée ; comme Bernard (que je remercie, au passage, pour toutes ses magnifiques interventions), cette attitude me semble bien loin de celle du Christ et de son enseignement ! Moi-même, dans ma jeunesse, j’avais été « blessée » par un vieux curé et le seul résultat fut aussi de m’éloigner de l’église quelques temps. Et je le vis encore aujourd’hui ou plutôt ma belle fille que mon fils avait réussi à convertir et faire baptiser. Devant toute ma famille, un prêtre pourtant jeune, puisque mon neveu, tout juste ordonné, a refusé la communion à ce jeune couple sous prétexte qu’ils n’étaient mariés que civilement. Du coup, ma belle fille, qui s’était confessée la veille, même si elle reste croyante, ne veut plus entendre parler de l’Eglise et a mis fin à toute envie de sacrement, alors qu’ils étaient en pleine préparation à ce mariage religieux ; et je n’arrive pas à rattraper cette bévue ! Mon fils est retourné un an après se confesser à un de mes amis « plus indulgent »et miséricordieux, mais pas son épouse, malgré mes prières et conseils !

  12. Vincent LARREGLE dit :

    Bonjour,

    Il est dit dans la vidéo :

    « La force est un pouvoir d’agir »

    et

    « La violence est la force utilisée pour contraindre ».

    D’abord, si la force est opposée à la violence comme le dit justement votre vidéo, il n’est intellectuellement pas clair je trouve que la violence utilise la force comme moyen.

    Le Général Pierre de VILLIERS écrit dans son ouvrage SERVIR :

    Victoire « Les Romains n’avaient qu’un seul et même mot, virtus, pour désigner la force et la vertu. Peut-être est-ce parce que les deux concourent, à parts égales, à la victoire. La force la rend possible ; la vertu la rend juste et durable. »

    Victoire « Alors oui, l’espérance brille dans la victoire qui respecte l’ennemi vaincu et reste fidèle à ses valeurs. Cette espérance retrouvée est le véritable laurier de la victoire, son unique récompense. »

    Je trouve que même à notre époque cette définition sied bien : quand on entend parler des « forces de l’ordre », par opposition aux « violences policières », n’est-ce pas que la différence réside dans l’une possèdant la vertu et l’autre pas ?

    Quand Jésus chasse les marchands du temple, n’agit-il pas comme autorité dans le temple qui est « la maison de son père » ?

    Quand Pierre coupe l’oreille du soldat par violence, Jésus utilise la force pour lui réparer.

    Si « la violence est condamnable », n’est-ce pas d’abord qu’il n’y aucune vertu ou justice dans celle-ci ?

    Jésus fait-il vraiment « violence au démon ? » Non, il ne me semble pas.

    Enfin, pourquoi éluder un peu rapidement les guerres de l’ancien testament comme « non arbitraires » (donc justes) ?

    Fraternellement en Jésus,

    1. Etienne d'ARDAILHON dit :

      Bonjour Vincent, et merci pour votre question.
      J’ai moi aussi lu le livre Servir du général Pierre de Villiers et je reconnais que l’emploi de la force prête aujourd’hui souvent à confusion. L’armée et la police utilisent la force pour contraindre, parce qu’elles ont reçu du pouvoir politique le mandat d’agir pour sauvegarder la paix sociale. Leur but est de protéger des vies humaines et, vous avez raison, en cela c’est une vertu. Le respect en est une : respect de l’ennemi, du faible, de l’autre. L’espérance en est une autre, qui peut sembler nous faire défaut en ces temps incertains où la guerre semble gagner du terrain. Jésus agit bien avec puissance, et celle-ci est davantage empreinte de force que de violence, vous avez raison.
      J’ai choisi d’éluder les guerres de l’Ancien Testament d’abord faute de temps et ensuite parce qu’elles mériteraient à elles seules de longs développements sur lesquels je serais bien présomptueux de m’aventurer.
      Merci pour votre commentaire,
      Fraternellement,
      fr Etienne d’Ardailhon, op.

  13. Jeannine Perzo dit :

    Merci pour ce parcours sur lequel j’ai buté tant ce problème du mal, de la guerre vient toujours plus bouleverser nos existences. En tant que chrétien je me dois de me sentir concernée par ces maux qui rongent nos sociétés. Il y a des maux pernicieux qui ne se disent pas aujourd’hui qui sont bien réels mais que l’on préfère taire.

  14. Béatrice Culot dit :

    Bonsoir,
    En ayant écouté la séquence sur la guerre, je me suis dit que la doctrine traditionnelle ou celle du Pape François étaient très déterminée par un type de guerre décidé et déclencher par des états. Le seul exemple de guerre dont vous parlez (Irak) est en effet de cette sorte. De même les discours s’adressent aux états. Y-a-t-il des réflexions dans l’Eglise sur les guerres telles qu’elles sont actuellement: guerrilla telle que celle des Farc, du sentier lumineux, des combats aux Dombast, en Ituri et généralement dans l’est du Congo… Que faire avec ce type d’évènements. Cela me semble plus réel et plus urgent que la menace nucléaire. Il y a aussi les interventions des états telles que celle des Etats-Unis et la France au Mali et au sahel et aussi les différentes menaces djihadiste un peu partout de le monde. Y-a-t-il une Dominicaine ou un Dominicain pour me répondre?
    Merci

    1. Etienne d'ARDAILHON dit :

      Bonjour Béatrice,
      Effectivement, la doctrine sociale de l’Eglise (DSE) est bien née et a été influencée très tôt par la question du pouvoir politique étatique. Saint Augustin d’Hippone est considéré comme le premier auteur chrétien à envisager une guerre juste comme légitime au seul motif de la réponse à une invasion subie. Il envisage déja un cadre d’action étatique, et il s’adresse à un prince.
      Mais effectivement, la guerre a bien évolué dans ses modalités aujourd’hui et s’est « ensauvagée ». Les Etats ne sont plus les seuls détenteurs de la force armée, et le terrorisme vient nous rappeler avec douleur qu’aucun citoyen n’est vraiment à l’abri d’une attaque. Certes, la menace nucléaire pèse sur nos têtes, mais cette menace est bien plus grande que celle qui pèse sur quelques citoyens. Il y a aujourd’hio plus de 13 000 têtes nucléaires dans le monde, de quoi rendre toute vie impossible sur Terre plusieurs centaines de fois. Il y a aussi ces conflits horribles qui sévissent partout dans le monde et que les pouvoirs publics, les ONGs et même le Saint-Siège ne peuvent endiguer. Pourtant, croyez-moi, ils essaient. On peut critiquer la lenteur de leur action, son apparente inefficacité, leurs contradictions apparentes, mais je vous prie de bien vouloir me croire quand je vous dis qu’ils agissent vraiment pour sauvegarder la paix.
      A titre individuel, en temps que chrétiens, nous avons le devoir d’agir de notre mieux pour sauvegarder la paix, et cela commence aujourd’hui et d’abord en agissant avec charité avec les gens qui nous entourent. L’espérance est notre force car alliée à la foi en Christ qui a déja gagné le combat contre le Mal.
      Pour aller plus loin, vous pouvez vous inspirer :
      – de la pensée du théologien américain William CAVANAUGH, spécialiste contemporain de ces questions ou de Simone WEIL, toujours actuelle
      – l’essai de George Weigel « La lucidité morale en temps de guerre » sur la fin du principe de proportionnalité à la guerre
      – des travaux de la Comission pontificale Justice et Paix, les rapports de la COMECE, des textes publiés sur le site du diocèse aux Armées
      – de l’excellent ouvrage du père Daniel MOULINET sur « L’Elise, la guerre et la paix » paru en 2016 ou son prochain livre « Les papes et la guerre » à paraitre prochainement.
      Fraternellement,
      fr Etienne d’Ardailhon, op.

  15. Bernard Chatenet dit :

    Le silence de Dieu a la force de la sagesse; il court tout au long de la Bible jusqu’au Christ qui ne répond à la Cananéenne, aux hommes qui accusent la femme adultère que pour solliciter leur propre sagesse. Et ce recul toujours nécessaire finit souvent par soulever la foi. Son silence lors de son procès renvoie ses bourreaux à eux-mêmes, à leur violence et ne les accuse pas. Combien de fois devrions-nous ne pas répondre mais faire silence en priant pour ne pas laisser d’appui à l’agression!
    Répondre même avec sagesse ne produit parfois pas l’effet escompté. Le Christ nous montre la voie.
    Juste avant ce texte de la cananéenne, il dit que la parole peut être impure. N’est-elle pas finalement que le reflet du coeur?
    Un clin d’œil bien fraternel: dans Isaïe 56, 10, les chefs juifs sont indignes au VII ème siècle: « ce sont des chiens muets, incapables d’aboyer, ils rêvent, restent couchés, ils aiment dormir. Ce sont des chiens voraces, insatiables »

  16. MARIE-HELENE GIRARD dit :

    Que penser de « Dieu fit l’homme à son image »?

    1. Theodom dit :

      Pour saint Bernard, Dieu fit l’homme à son image, c’est à dire, libre, comme lui-même est libre.

  17. François B dit :

    Pourquoi , pour quelle raison exacte et à quel moment Lucifer est devenu Satan?
    Quand le péché originel est arrivé dans Adam et Ève , Lucifer était donc déjà devenu Satan pour la perte de l’homme . Quelle est la décision du Père Éternel qui a décidé Lucifer à ne pas servir le projet de Dieu. Merci de votre éclairage.

    1. Theodom dit :

      Vous trouverez peut-être une réponse dans la vidéo de dimanche prochain…

  18. Regine DE WEVER dit :

    cela nous invite à ne plus porter de jugement sur les comportements et attitudes de nos freres et soeurs mais plutôt à les porter dans nos prières et les guider sur le chemin de la reconciliation, avec eux mêmes , nous et Dieu.

  19. Regine DE WEVER dit :

    cela me fait penser au bon pasteur qui porte sur son dos la brebis égarée. A vezelay, sur un chapiteau, le bon pasteur porte sur son dos judas. J’ai alors compris, que nous devions porter notre propre mal dans nos vies, être humble et reconnaitre nos propres faiblesses par le sacrement de réconcilation.Cel

    1. corinne Leowski dit :

      Merci pour cette belle image effectivement parlante du chapiteau; et dire qu’on continue à enseigner dans nos écoles souvent plus anti chrétiennes que laïques que le Moyen Age fut une époque d’ignorance et d’arriérés !

  20. Bernard Chatenet dit :

    Depuis Platon et les Pères de l’Église avec Augustin, le mal est non-être, absence d’être ou sa diminution. Cela ne doit pas nous surprendre. Car le mal est bien réel par la souffrance qu’il induit, il n’est donc pas anodin, ni rien du tout. Ce que veulent dire les philosophes est que le mal par rapport au bien n’a aucune réalité autonome, il n’est qu’un manque, qu’un défaut d’être, une absence de bien.
    Le geste créateur divin, toujours positif nous aide à le comprendre: tout le créé est « bon, beau ».
    Le mal est tout à fait inverse, il n’est qu’un acte de dé-création qui ne va que de l’être au néant (ce qui inverse du geste divin qui va du néant à l’être).
    Le mal blesse l’être, le corrompt, le détruit parfois dans une perversité qui se tient justement au départ et se développe à partir du créé divin.

  21. Pierre Degroisse dit :

    Bonjour à toutes et à tous
    Suite a votre excellente meditation et celle non moins excellente du Frère Philippe Maria Ekman, j aimerais avoir votre a vis sur ma reflexion;
    Bien su assimilant parfaitement que le mal est une absence de bien ,et que nous devons accepter nos zones d ombres pour mieux retourner vers la lumière, je pense néanmoins que le mal dans son entité générale et non individuelle à une existence propre cree par les hommes qui depuis des millénaires se détachent du bien et qu à certains moments cette hydre néfaste prend possession de certains d entre nous
    Car sinon il faudrait accepter qu Hitler à été pendant des années en absence de bien? Et comment comprendre qu en interrogeant un ancien ss 40 ans plus tard dit en souriant au journaliste qui l interview qu n à aucun regret et que s il le pouvait il achevait son travail?
    Et que dire du pédophile qui n exprimé aucune regrets de ses actes et de ses meutres?
    Je crois donc que parallèlement à nos zones d ombres intérieures qui nous guident vers la lumière retrouvée ,parceque nous avons foi en notre Dieu d amour et de lumière, l humanité à engendré une monstruosité hors normes qui n à pouf seul but que de tenter mais si c est en vain de détruire l œuvre de Dieu

    1. Béatrice Culot dit :

      Bonne question. Un Dominicain ou une Dominicaine s’amène?

  22. Jeannine Perzo dit :

    Pourquoi le mal : je suis allée jusqu’au bout de la réflexion proposée, le mal existe, il est tapi au fond de moi, pourtant, je suis invitée à mettre au jour mes zones d’ombre comme mes zones de lumière, c’est plus facile de dire « je suis ton bon » que d’accepter de reconnaître mes limites. Refuser de le faire c’est en quelque sorte trahir la vérité sur moi-même et accepter de vivre dans une semi-obscurité… Merci frère

  23. Bernard Chatenet dit :

    « Les sept dernières paroles du Christ » ont été magnifiquement mis en valeur par Haydn. Profondeur et expressivité au service de la spiritualité. A redécouvrir sans cesse. Son chef d’œuvre!
    Je m’intéresse ici au « Pourquoi » de Jésus: « Pourquoi m’as tu abandonné? » Question vertigineuse du Fils qui vit ce sentiment d’abandon de son Père. Le Fils fut si proche du Père durant toute sa mission auprès des hommes qu’il a de quoi être meurtri par son absence. Tant de fois, il s’est isolé au désert pour le prier, tant de fois il évoque « celui qui m’a envoyé » (7 fois chez Jean), si souvent, il appelle les hommes à construire une relation filiale avec ce même Père (chap. 8 de Jean) que ce même Fils, au coeur de sa Passion, a de quoi questionner cette relation même. Il faut remarquer alors que jamais Jésus (et aucun livre de la Bible) ne répond à cette énigme du mal: pourquoi le mal? Sa seule question est de l’ordre relationnelle: pourquoi cet abandon? Pourquoi les hommes ne croient pas? Lors de la guérison de l’aveugle né (Jean 9, 1s), il exclut la théologie de la rétribution : « ni lui ni ses parents n’ont péché, …c’est pour qu’en lui se manifeste les œuvres de Dieu » Jésus n’est jamais dans le pourquoi à propos du mal mais dans le « afin que » du Royaume. Et ce royaume si délicat à saisir ne se construit que dans la relation filiale avec Celui qui l’a envoyé, Celui qui nous appelle.

  24. Jeannine Perzo dit :

    Le mal me taraude, comment aborder le Mal avec ceux qui sont enfoncés dans le malheur. Si le mal ne vient pas de Dieu, si le mal est toujours un scandale comment y réfléchir ? le livre de Job que je relis souvent me fais parfois grandir, parfois il me ramène à mes questions… Le silence de Job et de ses amis me disent quelque chose qu’il faut creuser parce que le mal est une absurdité pour trouver la paix, il me faut m’asseoir au pied de la Croix de Jésus pour que j’entende Jésus dire « Père pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font » !

  25. Monique MAGNY dit :

    J’ai bien suivi vos vidéos mais qui pourrait me donner une réponse à cette question sur le mal :
    Comment expliquer pourquoi une amie, diabétique de naissance, ayant vécu à l’écart des autres à l’école, ayant eu une « petite » vie professionnelle, faisant des stages réguliers en hôpital, amputée d’une demi jambe, d’une partie de l’autre pied, de bouts de doigts de mains, avec une vue de plus en plus faible, qui aura 65 ans en 2022, pourquoi cette personne doit vivre TOUTE SA VIE ainsi ? Pourquoi elle et pourquoi d’autres ont des vies carrément plus belles ?

  26. Bernard Chatenet dit :

    Jean-Paul, Matthieu et vous tous,
    La question de la souffrance des enfants est présente dans de nombreux textes antiques et modernes: les Pères de l’Église dont Augustin et jusqu’à notre époque.
    Elle est un abîme, une aporie c’est à dire une réelle difficulté pour la raison mais également pour la foi.
    Face à un enfant qui souffre, nous sommes comme les amis de Job, saisis, bousculés, ravagés souvent et nous demeurons sans voix. Sept jours et sept nuits de silence ne sont pas trop pour exprimer notre souffrance et notre empathie.
    Soignant pendant 45 ans attentif à chaque patient, j’ai suivi plusieurs enfants en fin de vie. Aucun discours n’est possible mais une communion à ce qu’ils vivent et nous découvrons alors une formidable force en eux, force unique que les adultes ne montrent pas souvent. Ces enfants n’ont qu’une envie, c’est de vivre, d’être heureux. Si nous pleurons intérieurement devant eux, nous sourions à leur sourire, à la vie qu’ils célèbrent par leur lutte incessante et remarquable.
    On peut trouver toujours des causes à leur maladie: physiologiques, héréditaires et écologiques (pollution) mais ces causes sont rares. Il me semble qu’il nous faut chercher au delà des causes justement parce qu’ils sont des enfants et qu’ils nous montrent par leur résilience que la vie est plus forte que toute raison.
    Il faut voir le sourire d’une enfant (aveugle, paralysée, non parlante) lorsqu’on lui chante une chanson ou qu’on lui raconte comment le chien de la maison embête le chat, etc. Cela suffit à justifier notre communion. Même si après leur décès nous sommes effondrés et nous devons nous reconstruire. Ces enfants éduquent notre foi en la vie. Et Dieu les prends dans ses bras bienveillants.

    1. corinne Leowski dit :

      Cher Bernard,
      Merci pour ce message que je partage .Médecin à la retraite, ancienne chef de service, l’attitude des enfants face à la mort a toujours pour moi été une leçon qui renforçait ma foi. Ils restent, comme vous le dites si bien, beaucoup plus vivants et moins angoissés que les adultes, surtout les très petits. Ils trouvent presque normal de mourir puisqu’ils sont très malades et ressentent la fatigue de leur corps en lutte. Leur seule inquiétude est souvent de savoir si leurs parents continueront à leur rendre visite. Ils semblent mettre en pratique et accepter beaucoup mieux que nous la magnifique réponse de Job : « Le Seigneur a donné, le Seigneur a ôté ; que le nom du Seigneur soit béni ! »

  27. Bernard Chatenet dit :

    Juste pour lancer le dialogue: extraordinaire ce silence des amis de Job, silence qui dure sept jours. On pourrait croire que cette empathie, cette com-passion unique les mettent au niveau de Job. La suite montre qu’ils ne comprennent nullement Job. N’y a-t-il pas là une première énigme?

  28. jean-paul gallet dit :

    Pourquoi le mal ? dans ma famille un enfant de 8 ans a une tumeur cérébrale inopérable, je suis pédiatre et je m’interroge, pourquoi ? comment puis je expliquer à des non croyants ce pourquoi ? Ils m’interrogent; que fait ton Dieu ? Que puis je répondre ???? Merci de m’éclairer JP Gallet

    1. mathieu Trommer dit :

      Cher Jean-Paul,
      Votre question est celle de tout les humains. Mais pourquoi le mal?

      Pour les non-croyants, on peut utiliser le langage de la philosophie: Le mal est une absence de Bien.
      Prenons l’exemple d’un vêtement troué; sans vêtement il ne peut pas y avoir de trou, et pourtant on ne voit que le trou… Cet exemple philosophique montre qu’il ne peut pas y avoir de mal sans un support de bien qui est prédomiant! Cette exemple ne répond pas au pourquoi du mal car la philosophie, la raison ne peut pas répondre à cette question. Pour cela il faut passer à la révélation Biblique.

      En tant que croyant nous pouvons dire que le mal est une conséquence du péché, c’est-à-dire une conséquence de la séparation d’avec Dieu, source de tout Bien. Car il faut bien reconnaitre que dans le coeur de l’homme il existe une défiance naturel envers Dieu… C’est ce que la tradition appelle le « péché originel ». La conséquence de cette séparation nous l’expérimentons dans notre quotidien: je fais le mal que je ne veux pas & je ne fais pas le bien que je souhaite faire (St Paul au Romain 7, 19). La mort de Jésus sur la croix nous dévoile la conséquence ultime du péché: trahison, injuste, mort.

      Que fait Dieu dans tout cela? Il s’implique au plus proche de nous. Dans le Christ, il vient prendre notre condition avec nos souffrances… par sa résurrection, Jésus ouvre une brèche dans la mort. Il est le signe que la mort n’a pas le dernier mot !!!

      Il n’y a aucune réponse acceptable pour justifier la mort, et encore moins la mort d’un enfant. Cependant deux attitudes complémentaire s’offrent à nous:
      – écouter la colère et la tristesse des personnes en deuil ou malade avec compassion
      – témoigner de notre foi en la résurrection de Jésus qui annonce notre propre résurrection dans la chaire, parler de la communion des saints…

      1. mathieu Trommer dit :

        Qu’a fait cette enfant? Rien
        Qu’ont fait les victimes de la guerre? Rien
        Qu’ont fait les migrants, les pauvres exploités? Rien

        Mais nous sommes tous solidaire du mal qui se trouve dans le monde … voilà l’injustice du mal que Jésus est venu rétablir: Il rétablit tout justice en nous partageant sa vie, la vraie vie à ceux qui veulent bien l’accueillir.

  29. sylvie Guer dit :

    Bonjour. J’ai accompagné un exorciste pendant plusieurs années (je suis simple laïque) et en écoutant l’exorciste de Nancy, je me rends compte que j’ai vécu les mêmes expériences, et les mêmes problèmes partagés par les personnes en demande. Il y a vraiment unité , union en Christ guérisseur (au sens large). Merci pour ce partage.

  30. Masa-cRoi masako Tirman dit :

    Y a t il un exemple dans les 4 évangiles (ou dans la Bible) d’une personne possédé : quand il y a délivrance elle tombe par terre ?

    1. Theodom dit :

      On peut penser à l’enfant pris de convulsion en Mc 9,20, mais en fait, il ne tombe à terre qu’avant d’être guéris. La guérison préfigure plutôt la résurrection et le fait de se relever.

  31. Bernard Chatenet dit :

    Je viens de réécouter les deux vidéos proposées cette semaine, celle de sœur Caroline et celle de frère Reginald. Quel bonheur de les percevoir encore mieux avec l’oreille du coeur. Je comprends mieux l’intervention de Gaëlle sur les mythologies; sœur Caroline évoque juste l’appréhension, le regard antique sur les personnes remplies d’esprits impurs. C’était donc une tout autre vision que celle du Christ qui sort de ce domaine en lui donnant justement existence en chassant la cause réelle, le démon, ou l’impureté de l’esprit. Le Christ au fond procède si je puis dire de façon moderne; il prend en compte non seulement la personne mais aussi le mal et toute la souffrance induite. Nouveauté absolue au regard de ce qui précédait; chaque personne existe pour elle même et non en fonction d’un handicap quel qu’il soit.Et dans l’Antiquité comme souvent dans la Bible (AT et NT) la maladie physique ou psychique était dû à une faute morale, faute souvent ancienne des parents ou grands-parents (en tout cas très proche). C’est cela la mythologie qui construit un récit faux pour expliqué le mal (que l’on ne veut pas reconnaître pour ce qu’il est réellement).

  32. Bernard Chatenet dit :

    En effet, Marius le témoignage de frère Reginald nous le dit avec finesse. Il y a cette part de responsabilité propre à l’homme et tout de même cette part énigmatique qui est toujours difficile à saisir. Personnellement, je préfère utiliser le mot énigme pour le mal que celui de mystère qu’il est préférable de garder pour Dieu et pour l’homme (« Qu’est donc le mortel que tu en gardes mémoire? » Ps 8, 5). Le mot énigme n’a pas de projection future alors que le mot mystère est téléologique, orienté (en) par une espérance; c’est toute la différence pour les chrétiens.

  33. Jean-Paul BOISNEAU dit :

    Bonsoir Sr Caroline ,

    René Girard a beaucoup travaillé sur le sujet de Satan / du diable , en particulier dans son essai, Je vois Satan tomber comme l’éclair . Il a longuement étudié dans le Bouc émissaire, l’épisode de Gérasa, (Mc 5, 1-17) comme vous le savez. Qu’en pensez-vous, vous qui avez étudié le récit du démoniaque épileptique (Mc 9, 14-29)? Depuis un certain temps déjà, je suis très intéressé par cet auteur qui pour moi ouvre de grandes portes. J’aimerais votre point de vue à ce sujet, si vous en avez le temps. Un grand merci par avance.

    1. Theodom dit :

      Merci pour votre question, mais je ne suis pas compétente pour discuter les positions de R. Girard qui a été un éminent anthropologue. A propos des textes que vous évoquez, je pourrais vous donner un point de vue exégétique, si cela vous intéresse.

      – soeur Caroline

      1. Jean-Paul BOISNEAU dit :

        Bonsoir Sr Caroline,

        Je reviens vers vous tardivement. Je n’avais pas vu votre réponse avant ce soir.
        Je serai naturellement très intéressé par votre point de vue exégétique sur l’épisode de Gésara, en particulier. D’ici quelques jours je vais avoir votre livre sur le passage de Mc 9, 14-29 . Pour tout vous dire, je suis en 3e année du CET ( Certificat d’étude théologique) à Nantes , en relation avec la catho d’Angers et je suis en train de travailler sur l’épiisode de la femme adultère, d’ailleurs déjà commenté par R. Girard. Une récit très intéressant dans les perspectives girardiennes.
        Avec mes remerciements,
        Recevez l’expression de mes salutations distinguées.
        Jean-Paul BOISNEAU

  34. Marius Adam dit :

    Merci à votre équipe pour ces 2 premiers reportages. Ce n est pas facile de parler du démon en 2022, on marche sur des oeufs. Ce serait si facile de se déresponsabiliser en mettant nos problèmes sur son dos. Restons branchés à Jésus Christ, net l adversaire se tiendra bien plus loin, t

  35. Helene Tremblay dit :

    Il me semble que le quizz relié à la vidéo du Frère Réginald ne correspond pas à son contenu.
    Merci pour ces enseignements.

    1. Theodom dit :

      En effet, le quizz permet d’aller un peu plus loin, d’apprendre de manière interactive.

  36. Bernard Chatenet dit :

    En retraite, je ne souhaites nullement monopolisé cet espace de dialogue mais juste travaillé avec vous la question du mal. Augustin se pose souvent et de façon récurrente la question de l’origine du mal, c’est presque une obsession chez lui dans ses Confessions. Cette question court partout dans le pensée occidentale autant chez les Pères de l’Église que chez les penseurs chrétiens ou pas, chez les poètes « les fleurs du mal », chez toute personne qui questionne la vie et ses difficultés.
    Je viens de finir le livre de Hans Urs von Balthasar: « Espérer pour tous » qui consacre un chapitre à Satan que je tente de résumer pour nous tous; il dit en substance: Le livre de l’Apocalypse nous apprend que la force du mal est plus qu’une réalité provenant de l’homme et de son histoire. C’est une force qui peut conduire dans son sillage et l’homme et son histoire en les envoûtant. Elle dépasse l’homme et se pose contre Dieu, investissant « le camp des saints et la cité bien-aimée » (Ap 20, 9). Paul ne dit pas autre chose (Ep 6, 12-13). dans les Évangiles ces puissances sataniques n’entrent en jeu que lorsque le Christ, le « Saint de Dieu » (Mc 1, 24) apparaît sur terre. Il y a là le positionnement entre deux adversaires, satan et le Christ. Le Christ est le Saint, cet »homme plus fort » (Mt 12, 29) qui nous est nécessaire. Pour que les disciples puissent chasser les démons (Mc 3, 15), ils leur faudrait savoir prier le Père comme de véritables fils ce dont ils n’ont pas encore pleinement conscience (Mc 9, 29; Mt 17, 21). Il y a alors deux réalités, la puissance énigmatique du mal et « l’espace de salut » ouvert par le Fils de l’homme. Cependant pour les théologiens les affirmations de satan sont tellement marginales que l’on ne peut en déduire une démonologie. Il suffit de savoir qu’il constitue une puissance de l’ombre; l’homme n’a pas vocation a « scruter » ces puissances infernales, mais il est appelé à se tourner vers la puissance rédemptrice de salut du Christ; et à lui rendre sans fin grâce de ce qu’il offre aux hommes.
    Le théologien n’attribue pas à satan la notion de « personne » car « la personne présuppose toujours une relation positive à une autre personne ». Et cite J. Ratzinger qui évoque à son égard, une « non-personne », la « désintégration, la désagrégation de l’être personnel »; et c’est pour cette raison que le diable se montre sans visage, incognito, dans l’ombre.

  37. Bernard Chatenet dit :

    Je précise le mythe qui est une création humaine à caractère le plus souvent fabuleux, donc une façon d’embellir ou pas la réalité en utilisant des symboles, certains traits de la vie humaine: le mythe d’Orphée développe le côté poétique, pastoral, shamanique et musicien du personnage et à travers lui, de l’homme. C’est une fiction bien sûr.
    Fraternellement.

  38. Bernard Chatenet dit :

    Gaëlle, c’est intéressant votre écoute des vidéos qui les reçoit comme mythologique. Personnellement, je ne les ai pas reçu ainsi bien au contraire.
    Un récit mythologique serait un construction a postériori, me semble-t-il, qui tente de rehausser la réalité d’une vérité, d’un fait pour le rendre plus visible, plus lisible. Enfin, si je ne me trompe pas.
    L’analyse de sœur Caroline part d’un fait brut, la domination d’êtres par des esprits impurs et l’exorcisme produit par le Christ. Ce sont des réalités que l’on pourraient considérer comme amplifiés, bien sûr, sauf à lire les Évangiles dans un esprit de foi. Et n’y a-t-il pas des personnes réellement possédées? Il est sûr qu’aujourd’hui avec la pharmacopée moderne, nombre des symptômes anciens ont disparus (épilepsie, maladies neuropsychologiques, etc.) mais frère Reginald témoigne de la permanence de difficultés réelles telles que les personnes atteintes lui font appel.

    1. Gaëlle de Frias dit :

      Merci Bernard pour votre réponse nourrie. Je réagissais au catalogage de Sr Catherine : « Il y avait les maladies qui correspondaient à un dysfonctionnement du corps (…), L’autre explication est mythologique. On croyait qu’anges et démons se livraient un combat sans merci pour la domination sur le monde (…) Le dysfonctionnement, le mal-être est alors compris comme le résultat de la colonisation de l’être humain par un esprit mauvais. » L’emploi de ce terme « mythologique » comme seule alternative à la maladie physique ne me parait pas satisfaisant. J’ai lu depuis la réponse de Théodom à Juliette qui a eu visiblement les mêmes difficultés que moi avec cette classification binaire et tranchée niant d’une certaine façon la possibilité d’une infestation par le démon. Merci à tous. En revanche je ne suis pas totalement d’accord avec vous lorsque vous dites : « dans les Évangiles ces puissances sataniques n’entrent en jeu que lorsque le Christ, le « Saint de Dieu » (Mc 1, 24) apparaît sur terre. » Les Evangiles commencent avec l’incarnation, donc certes, dans ces livres nous voyons le combat de Jésus contre les démons, mais cela ne signifie pas que les forces sataniques n’étaient pas actives sur terre avant la venue du Christ. Cordialement.

  39. Bernard Chatenet dit :

    Merci Jeannine pour votre témoignage, votre expérience auprès des catéchumènes. Vous notez la différence nette entre les guérisons et les exorcismes que Jésus opère avec immédiateté, fulgurance même (cela a de quoi surprendre en effet) et le temps long qui est le notre, celui des catéchumènes et de nous tous. C’est ce que je notai auprès de frère Reginald: le temps du dialogue, de l’écoute, de la communion se construit comme un véritable travail commun. Dans la prière et avec l’Esprit qui conduit. Car sans l’Esprit Saint, personne ne peut être guéri (3,22)

  40. Juliette Letellier dit :

    Je ne comprends pas les différentes catégories établies par sr Catherine :
    – les maladies du corps
    – les maladies de l’âme (qu’elle appelle « mal-être », euphémisme ?) pour lesquelles « il est clair que nous parlerions aujourd’hui de maladies qui relèvent de la psychiatrie »
    – pas de 3e catégorie….
    Mais alors, quelle place pour une réelle possession par les démons ? A qui Jésus s’adresse-t-il dans ses exorcismes ?
    Et si tous les baptisés sont appelés à pratiquer l’exorcisme, quelle place pour le prêtre exorciste ?
    En écoutant cette vidéo, j’en tire la conclusion que :
    1/ les démons n’existent pas, les anciens ne connaissaient pas la psychiatrie
    2/ Jésus ne parle pas aux démons, il réalise des miracles de guérison de l’âme
    3/ Personne ne devrait aller voir un prêtre exorciste, mieux vaut aller chez un bon psychiatre… surtout que pour un petit blues passager, n’importe quel chrétien devrait pouvoir vous remonter le moral.
    Allez, je force un peu le trait, mais l’existence des démons et leur lutte contre Dieu ne devrait-elle pas être un peu plus clairement affirmée ?

    1. Theodom dit :

      Voici des éléments de réponse de soeur Caroline :

      1- Il n’est pas question de nier la réalité des exorcismes pratiqués par Jésus en son temps, ni l’existence du mal auquel Jésus s’adresse.
      2- Les exorcismes sont de l’ordre du signe, comme les guérisons et le pardon, et ils expriment que le Règne est présent et c’est là l’essentiel. Car Jésus n’a pas guéri tous les malades et il n’a pas non plus expulsé tous les démons, mais ceux qu’il a faits attestent que le Mal fondamental est vaincu: la mort, la rupture avec Dieu, n’a pas le dernier mot. Là est l’essentiel… puisque, j’ose le redire, Jésus n’a ni exorcisé ni guéri tout le monde. Seulement quelques-uns = signe qui pointe vers une réalité essentielle.
      3- Il y a un exorciste dans chaque diocèse (ou pour chaque diocèse, car les prêtres se font rares) et leur existence atteste que l’Eglise dit que le Mal existe.Cela dit, les exorcistes savent que les cas de possession sont plus fréquents dans certaines cultures/sociétés que dans d’autres (nos soeurs béninoises en témoignent) et que parmi les personnes qui se tournent vers le prêtre exorciste catholique, beaucoup – l’immense majorité, d’après ce que j’ai entendu – souffrent en fait de maladies psycho/phychiâtriques.

      Enfin, il ne s’agit pas de dire que tout le monde est exorciste, mais chaque baptisé.e est invité à proclamer l’Evangile et à rendre le Règne de Dieu tangible pour ses contemporains en faisant reculer ce qui fait du mal aux êtres humains, en faisant reculer ce qui empêche une personne humaine de vivre comme Dieu « pense » qu’une personne humaine doit vivre : en relation heureuse avec Dieu et et les personnes humaines.
      Quand Mc écrit que Jésus les fait Douze pour être avec lui et les envoyer prêcher avec autorité pour chasser les démons (Mc 3,13-15),
      => les Douze représentent l’Eglise en tant qu’elle est missionnaire (et non les évêques)
      => chacun.e est invité.e à prêcher, à annoncer l’Evangile de Jésus, en parole et en actes… Ainsi, faire reculer le Mal dans le monde n’est pas réservé à une catégorie de personnes, même si l’Eglise mandate certaines personnes pour s’apposer au Mal en ses manifestations extrêmes et extra-ordinaires.

  41. Jeannine Perzo dit :

    Merci soeur Caroline pour votre enseignement sur le Christ exorciste. Dans l’accompagnement des catéchumènes vers les sacrements de l’initiation chrétienne et surtout avec la lecture continue de l’év. de Mc je fais l’expérience que Jésus qui guérit comme cela est parfois surprenant pour le catéchumènes, il y faut un long cheminement et une écoute patiente de la Parole de Dieu pour percevoir la Mission de Jésus et laisser descendre en soi cette parole que « le Règne de Dieu s’est approché ; convertissez-vous » Mc 1, 15…

  42. Bernard Chatenet dit :

    Frère Reginald, votre approche très attentive et empathique de la personne qui demande l’exorcisme prend en compte la part de responsabilité de la personne. Ce qui me semble en adéquation avec les sciences dites modernes. En effet, vous évoquez le fait que la personne puisse d’une certaine façon, s’enfermer dans « son mal » et ne plus vouloir ou savoir s’en sortir. Il y a là semble-t-il un cercle vicieux, une incapacité à sortir de ce cercle infernal qui ne peut trouver de solution que dans l’altérité que vous constituez, que vous créer. Mais dans la vie courante, si nous étions véritablement à l’écoute de l’autre et dans une parfaite empathie, ne pourrions-nous pas aider cette personne à s’extraire de son enfermement?
    Et la prière commune en serait le levier opérant?

  43. Sophie Duquenne dit :

    Comment fait on pour avoir la suite des vidéos? Il faut attendre que Théodom les transmette au fur et à mesure ou peut-on déjà les trouver sur ce site?

    1. Theodom dit :

      Un peu de patience, la suite arrive dimanche après dimanche 🙂

  44. Sophie Duquenne dit :

    Bonjour. J’ai vu les trois premières vidéos. Elles sont très intéressantes. Comment voir la suite? C’est Théodom qui les transmet au fur et à mesure ?

  45. Gaëlle de Frias dit :

    Bonjour,
    Après visionnage de la vidéo et la relecture du même texte, il me semble comprendre que vous considérez la possession comme quelque chose d’uniquement mythologique. N’existe-t-il pas de possession réelle par le malin ? Dans ce cas, à quoi servent nos exorcistes diocésains ?
    Merci pour votre réponse
    G. de Frias

    1. Theodom dit :

      La vidéo de frère Réginald me semble complémentaire ici de la vidéo de soeur Caroline.

  46. Françoise MAUPETIT dit :

    Merci beaucoup ! Que d’enseignements et d’ajustements par rapport aux idées reçues !

  47. Bernard Chatenet dit :

    A frère Reginald. votre témoignage élude quelque peu la prière finale d’exorcisme; vous dites que vous ne l’avez pratiquée qu’une fois. En quoi consiste-t-elle? Est-ce un rite? Une invocation? Une sorte de cri contre le démon? Ou au contraire, un appel à Dieu?

    1. Theodom dit :

      En effet, frère Réginald évoque deux types de paroles qui peuvent avoir lieu pendant le rite de l’exorcisme : une prière adressée à Dieu et une admonestation adressée au démon.

  48. Bernard Chatenet dit :

    Merci frère Reginald pour votre témoignage précis et plein d’humanité. Dans l’esprit qui est le vôtre, je suppose que vous rencontrez plusieurs fois, chaque personne; avez-vous un critère pour évaluer ce nombre de rencontres? J’apprécie beaucoup le fait que vous mettiez l’écoute au centre de votre ministère. Peut-on guérir quelqu’un sans l’écouter? Et l’écoute est une disposition intérieure, une disponibilité à travailler sans cesse. Un peu comme Yahvé répète ans cesse au peuple hébreu: « Écoute Israël, le Seigneur est ton berger ». Peut-être que si nous étions plus à l’écoute de nos frères, nous entendrions ces détresses aussi (plutôt que les bobo-là). Je retiens donc de votre témoignage, ce véritable travail de communion à l’autre qui souffre, une proximité à établir par l’attention, l’écoute et la compassion. Merci. Bernard

  49. Bernard Chatenet dit :

    Merci Sœur Caroline, pour votre enseignement clair et lumineux. Lecteur de la Bible depuis très longtemps, je n’ai pas vraiment pris en compte cet aspect de l’exorcisme du Christ. Le terme lui-même me semblait ancien, quelque peu dépassé; bien que je savais qu’il y a un prêtre exorciste dans chaque diocèse. En relisant Marc, je m’aperçois que le Christ se positionne face au démon au moins huit fois et qu’il opère onze guérisons; cette comptabilité ridicule n’est pas juste puisqu’il y a des guérisons multiples mais cela donne un rapport entre les deux. Finalement, l’exorcisme est plus présent que nous le croyons, que je le croyais. Et curieusement, il n’apparaît qu’une fois chez Matthieu (a priori)! Je comprends donc que l’exorcisme est un principe et en même temps un acte libératoire. Le Christ n’oppose pas l’esprit et le corps ni encore l’âme. Pas de dualisme entre ce qui ne fait qu’un en l’homme et qui ne peut que s’unifier en Jésus-Christ libérateur. Il est intéressant de souligner que le Christ envoie ses disciples en mission pour enseigner mais comme dans une évidence, pour aussi avoir autorité sur les esprits impurs (6, 6).

  50. BERNADETTE FINET dit :

    Limite entre psychologie, psychiatrie et FOI ????

  51. BERNADETTE FINET dit :

    Personnellement, je suis très mal à l’aise avec l’exorcisme et les « possédés » . Qui sont les « possédés » d’aujourd’hui ? Qu’elle est la place de la psychiatrie dans la religion ? Où est la limite entre psychologie, psychiatrie et fou???? J’ai mon idée, c’est très difficile de faire la part des choses.

    1. Theodom dit :

      Merci pour votre commentaire.
      L’articulation entre la psychologie et la foi est complexe en effet.
      En guise de réponse, voici quelques vidéos qui effleurent le sujet.
      https://www.theodom.org/?s=Psychologie

    2. Masa-cRoi masako Tirman dit :

      Connaissez vous un ou une thérapeute chrétien-ne ou je peux lui poser des questions ?

  52. Sophie Duquenne dit :

    Bonjour. Qu’est ce que c’est beau! Merci pour ces enseignements.

    1. corinne Leowski dit :

      Même avis; alors que Dieu vous bénisse et belle et sainte année à tous !

  53. Bernard Chatenet dit :

    Très heureux de démarrer bientôt cette formation sur le thème du mal que j’ai déjà travaillé. Mais le sujet est récurrent dans nos vies, dans la mienne surtout que je désire approfondir. Quelle difficulté d’être à l’image! Malgré la foi. Dieu nous conduit et nous nous éloignons si souvent de lui.
    Le mal n’est-il pas une aporie même si l’on peut mieux le comprendre grâce à l’étude, par exemple, celle de René Girard, de Leibniz et de Job?
    Merci pour ce parcours.
    Bernard Chatenet

  54. Elisabeth Landry dit :

    ¨Ca promet d’être bon! Merci d’être là!

  55. Theodom dit :

    Est-ce que la prière de guérison, c’est aussi efficace que la prière d’exorcisme ?

    1. Audrey-Thérèse Leblanc dit :

      Elle peut l’être oui suivant le cas.

    2. Mélanie Bris dit :

      Oui, car j’ai eu des liens occultes à cause de pratiques occultes. Lien qui n’ont pu être brisé que par un petit exorcisme. C’est très grave de dire que cela relève de la mythologie et que c’est une vision antique de choses. Oui, le démon veut infester les personnes ou les liés. Non, toutes les personnes malades ne sont pas possédé ou infestés mais cela reste une réalité bien trop nié et bien trop enseigné… Bien qu’il existe de véritable malade psychiatrique les infestations sont courantes surtout dans notre époque avec le retour de la magie et de l’ésotérisme!

  56. Theodom dit :

    Est-ce que vous êtes déjà allé voir un exorciste ?

    1. Hugo Mittempergher dit :

      non

    2. Audrey-Thérèse Leblanc dit :

      Oui, actuellement, je suis en chemin de rédemption.

      1. Walter Quiroga dit :

        Bon courage et que Dieu vous relève rapidement ! Nous prions pour vous dans l’équipe de jesusnouslibere.org
        En communion,
        WQ

    3. Audrey-Thérèse Leblanc dit :

      Je n’arrive pas à lire le 1er épisode ???

      1. Theodom dit :

        Le premier épisode sera accessible dès dimanche.

      2. Bernard Henin dit :

        No stress sister…

    4. Elisabeth Landry dit :

      non.

    5. Véronique Pichon dit :

      non

Le mal, pourquoi ?

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  1. Bernard Chatenet dit :

    Peut-être, Etienne, peut-on faire une distinction entre les causes du mal (effectivement énigmatiques) et les mécanismes du mal (le mal subi et le mal agi) qui par le jeu des sciences modernes sont désormais mieux connus et d’une certaine façon perceptibles: ces mécanismes (mimétisme, bouc émissaire, mensonge, égocentrisme, perversité, narcissisme, amplification des phénomènes, …) sans présumer des causes autorisent tout de même et avec prudence de mieux lutter contre ce mal omniprésent (en nous-mêmes en priorité) et prégnant. Si l’on ne pouvait démonter ces mécanismes, comment pourrait-on le prévenir? Le Christ lui-même dénonce ce mal lors de ses tentations : il ne répond pas en spécifiant les causes mais en démontant ses mécanismes pervers (tentation de dominer la nature, de se prendre pour Dieu, de dominer le monde). Ses réponses replacent alors les perspectives dans le bon sens qui est la perspective divine (sa Parole, la Parole du Père). Fraternellement.

  2. Etienne de La Brosse dit :

    On cherche (désespérément!…) une explication à l’existence du mal… Il est toujours bon de réfléchir, mais sur cette question, cela me parait vain d’attendre une réponse satisfaisante pour l’esprit…
    En effet le mal existe sous deux formes :
    – le mal dans la nature qu’on est bien obliger d’admettre sans explication : tremblements de terre et autres catastrophes naturelles, qui préexiste de tout temps
    – le mal dont l’homme est responsable, qu’on essaye tant bien que mal d’expliquer par le péché originel…
    Je me borne à constater que Jésus lui même ne donne pas d’explication : il ne pose pas la question mais le constate : parabole de la chute de la tour de Siloe et du massacre de galiléens, qui illustre les deux catégories
    D’où les deux premières lignes de ce mot…

  3. Bernard Chatenet dit :

    Pour le malheur de tous, l’actualité est parlante sur notre sujet. Bien que nous voyons le mal, après l’avoir pressenti, il nous est encore difficile de certifier d’où il vient. Ne provient-il que d’une seule personne? Ou d’une force qui le dépasse? Les comparses sont-ils complices? ou bien de simples exécutants, de parfaits obéissants? L’acte décisionnel qui n’appartient qu’à un seul, est-il rationnel ou irrationnel? L’acte d’obéissance qui est partagé et somme toute diffus, est-il acte de soumission ou de lâcheté? Peut-on savoir aujourd’hui quelle force se cache derrière ces actes guerriers? La lente préparation suffit-elle à justifier le mal? ou est-ce le seul acte de mise en guerre qui en est l’évidence?
    Bien d’autres questions subsistent et resteront encore dans tous les esprits comme pour chaque guerre, chaque conflit. Les réponses ne viennent parfois que très longtemps après, par les études historiques, les procès, l’analyse, … mais déjà, semble-t-il, le mensonge en est une des clés.
    Que notre prière accompagne les victimes et soulève la paix.

  4. Bernard Chatenet dit :

    La lecture des dernières présentations est éclairante. Et nos dialogues tout autant. Il ne peut y avoir égalité entre le Bien et le mal, pas de pile et face pouvant les synthétiser. Ce serait leur donner un caractère égalitaire qu’ils n’ont pas. Avec la présentation sur le démon, nous voyons qu’l est une créature, une créature déchue mais jamais le mot de personne lui est attribué. Dieu est donc sans équivalent; sa personne divine surpasse tout ce que le malin peut dire ou imaginer. Dieu est le Créateur qui du néant produit le créé et surpasse le malin dé-créateur qui mène la création au néant.
    Si nous comprenons ainsi que le mal est l’absence de bien, cela ne doit pas nous empêcher de maitriser au mieux les mécanismes du mal qui sont nombreux et notre pensée moderne nous y aide (philosophie, psychologie, anthropologie, psychiatrie, histoire, …).
    – en premier tous les mécanismes du mensonge qui peut prendre tous les contours de la vérité.
    – en second ceux de la violence qu’a bien étudié René Girard: le mimétisme, le bouc émissaire, …
    – le mécanisme de la perversité, celui du pervers narcissique dont le comportement est aujourd’hui bien démontré, démonté
    – celui de la guerre, tel que nous le voyons aujourd’hui même: causes trompeuses, mensonges d’état, mauvaise foi, double langage, …
    Bien comprendre ces mécaniques est pour nous le meilleur moyen d’être actif contre le mal de ne jamais abandonner face à lui. par quel moyen? Par la pédagogie pacifiée sur ces mécanismes justement. Par un dialogue ouvert et attentif avec ceux qui en souffrent ou ceux qui souhaitent comprendre. Je pense entre autre à la Communication Non Violente qui est une méthode, un engagement à réduire toute tension. Mais toujours, pour que notre message puisse passer, notre prière dans l’esprit de l’Évangile doit nous conduire. Et redire que Dieu ne veut pas le mal reste un fondement, un tremplin vers une meilleure approche de cette énigme du mal qui malgré notre science restera toujours une énigme.

  5. leelou hellemans dit :

    j’ai vraiment aimé ce sujet . il m’a permit de voir plus loin le mal dans son ensemble. il me sera plus facile de parler du mal à des personnes qui remette en cause que Dieu fait le mal pour nous punir
    alors que le mal ne vient pas de Dieu, ce que je savais. les différentes vidéos m’ont bien permis de le définir plus profondément et cela m’a vraiment plus. merci à toute l’équipe pour leur travail.
    c’est toujours un plaisir de suivre les différents sujets abordés. leelou

  6. corinne Leowski dit :

    A propos du « péché originel » ?
    Adam et Eve ne sont ils pas moi, nous, pauvres hommes pécheurs ? Dés que nous succombons à la tentation séduisante du démon, il faut que nous nous justifions ; nous avons toujours une bonne raison d’avoir mal agi ; c’est toujours plus ou moins la faute de quelqu’un d’autre, ou de circonstances atténuantes. Exactement comme Adam et Eve, créés par amour et pour l’amour, à l’image de Dieu, pour se compléter et ne faire qu’un et donner la vie. Dés leur premier péché commis par orgueil, comme tous les nôtres, ils rejettent la faute sur l’autre : Adam sur Eve, Eve sur le serpent…puis c’est Caïn et Abel qui se disputent aussi…
    Et n’est ce pas un peu facile ce que fait l’Eglise avec cette histoire de « péché originel » de nos ancêtres (et l’invention de ce terme), qui serait la cause de tous nos malheurs, de tous nos égarements ? Pourquoi accuser, rendre coupables, dés le départ, ces premiers Humains, alors que nous avons, nous-mêmes, exactement le même comportement ? N’est ce pas aussi une manière de nous déresponsabiliser ? Jésus ne cesse d’expliquer que les fautes des parents ne retombent pas sur leurs enfants et ne sont en rien la cause de leurs ennuis. Ainsi, cela me semble peut être hypocrite de nous justifier, nous chrétiens, grâce à ce mythe du « péché originel ». Jésus n’est pas venu racheter, recréer Adam et Eve, mais bien chacun de nous…

    1. Matthew Jarvis OP dit :

      Bonjour Corinne, merci pour votre commentaire. Vous avez raison de parler du bien et du mal en nous, ce qui rejoint le sujet de la vidéo 8 du frère Filip Maria. C’est justement le péché qui divise Adam et Ève, et tous les hommes à leur suite. Seul dans le Christ, le Nouvel Adam, pourrons-nous retrouver la vie, la communion originale avec Dieu et entre nous (1 Co 15,22).

      Je ne pense pas, néanmoins, que l’aspect historique du péché des premiers hommes nous déresponsabilise. Je suis la seule cause de mon propre péché, mais la question est comment nous sommes arrivés à notre situation actuelle de faiblesse et violence partagée par toute l’humanité. Qu’il y ait eu un premier péché dans l’histoire est simplement logique, et affirmé par la foi de l’Eglise : c’est « un événement primordial, un fait qui a eu lieu au commencement de l’histoire de l’homme » (CEC 390). Cela est logique aussi quand nous réflichissons à la bonté de Dieu, révélée dans les premiers chapitres de la Genèse: tout ce que Dieu a fait est bon.

      L’homme a été créé dans une « justice originelle » – c’est bien cette doctrine à la base de la doctrine du « péché originel ». Selon la doctrine catholique, ce dernier est l’absence de la justice originelle, que les premiers hommes ont perdue par leur révolte contre Dieu. St Thomas d’Aquin écrit: « le péché originel, c’est la disparition (defectus) de la justice originelle » (ST I-II,81,5,ad 2). Parce que Dieu, dans sa bonté, voulait que cette justice soit héritée par les prochaines générations, on peut parler en quelque sorte d’un « manque » qui est hérité ou contracté par tous les humains à la suite d’Adam et Eve.

      Mais, on peut constater en plus que la nature humaine est en quelque sorte « blessée » par cette première faute: c’est l’interpretation que font plusieurs Pères de l’Église de l’homme « à moitié mort » (l’humanité après la Chute) avant que le Bon Samaritain (le Christ) n’arrive pour le soigner (Lc 10,30-35).

      La vidéo Théodom sur le péché originel pourrait aussi vous intéresser:
      https://www.theodom.org/video/peche-originel/

  7. Bernard Chatenet dit :

    « Au recto l’amour, au verso la haine » cela m’interroge. Le bien et le mal seraient-ils les deux versants, les deux faces d’une même vérité? Sur le verso l’effigie du Dieu amour et sur l’autre, le mal, le « malin, une personnification »? Notre liberté n’a plus qu’à choisir: Il me semble qu’il faut rester prudent sur ce type d’affirmation. Tu dis bien, Joseph que « le refus de Dieu conduit à la haine », là est la vérité à choisir et c’est ce choix là, choix responsable en conscience qui pose notre liberté comme un acte face à Dieu, face aux autres. Le mal n’est plus alors que l’abandon, que l’absence du bien qui seul est et devient opérant. La charité est le mode opératoire de la foi (Ga 5, 6); c’est elle qui témoigne de notre liberté. Face à elle, le mal bien que réel, n’est pas une personnification mais ce renoncement à notre vraie et pleine liberté d’enfants de Dieu. Fraternellement.

    1. Joseph VERHAEGHE dit :

      Merci de votre réponse. Je me suis mal fait comprendre. Dieu est amour. S’opposer à Dieu dans sa pleine connaissance tendrait vers la haine. L’homme inachevé contribue à sa propre édification. Dans un autre module, vous parlez du démon, de l’exorcisme. Je pense que nous ne sommes pas tiraillé entre le démon et les anges. Ce sont des personnifications nécessaires. La bible a un langage très concret. Je note que dans le domaine profane, nous avons des statues : comme celle de la justice, Mariane, la muse des poètes. Ce sont des personnifications. Sinon vous vous embrouillez dans le dualisme, ou une formule rhétorique : la mal absence, je veux dire qu’elle ne réchauffe pas le coeur de celui qui souffre (excusez-moi de cette formule brutale sur la philosophie de Saint Augustin, c’est dans un but de concision)

  8. Joseph VERHAEGHE dit :

    Il manque un paramètre à votre équation sur le mal : la liberté. Si l’on regarde la nature en faisant abstraction de l’homme. Il n’y a pas de mal. La compétition des espèces est un bien. L’homme a au fond de lui même 2 choses, l’idée du bonheur et celle de la vie éternelle. La souffrance et la mort nous signifient que ce n’est pas ici que l’homme se réalisera pleinement.
    Dieu nous a créé par amour. Il est amour dit-on. Nous pouvons accepter le don du créateur et chercher une relation avec lui où le refuser, c’est la liberté. Au recto l’amour, au verso la haine. Le refus de Dieu conduit à la haine.
    Le paradis terrestre n’a pas existé.
    Le malin est une personnification.
    Le récit de la création doit être interprété comme l’intention de Dieu pour l’homme et non pas comme un passif que l’humanité traine depuis l’origine.
    L’équation est simple, elle est la seule acceptable pour notre époque.
    Merci pour vos éclairages de grande qualité.

  9. Bernard Chatenet dit :

    La question de la guerre est importante car malheureusement elle est récurrente. Quel pays peut prétendre y échapper? Là aussi, les justifications d’une guerre témoignent souvent de l’absence total de recul, de réflexion, d’un regard distancié…Nous l’avons vu avec la guerre en Irak et aujourd’hui la menace aux frontières de l’Europe.Le mensonge est utilisé comme un levier puissant justifiant son seul horizon politique. Cela peut être bien sûr un jeu politique dans le but d’obtenir quelques avancées à son avantage. Mais le risque de dérapage est majeur et justifie justement le dialogue en vérité. Car il n’y a pas de « bonne guerre », de guerre « juste » ni de mensonge qui se justifierait en lui-même.
    Et Le Pape François a raison de clamer la folie de la guerre. Sa seule parole agit sur le monde au delà des apparences.

  10. Bernard Chatenet dit :

    Ce que tu nous dit Véronique, ce que j’entends, est que l’absence d’enfant est un mal pour le prêtre rencontré. C’est un regard d’une violence extrême d’autant qu’il pose comme raison la volonté de Dieu. Pendant des siècles, on a utilisé cette soi-disant volonté divine pour justifier n’importe quoi. Y compris les massacres, les guerres, les inquisitions, etc. Et il en rajoutait en affirmant que votre mariage était nul. C’est le reliquat tenace d’une pensée antique qui déjà était régressive.
    C’était l’esprit de nombreux peuples d’autrefois y compris le peuple hébreu (voir la Samaritaine). Ce regard est inacceptable, impossible à attendre aujourd’hui. Face à ce discours encore présent il y a 30-40 ans en France, que l’on peut qualifier de pervers régressif, comment se reconstruire?
    Le regard du Christ devant cette samaritaine peut aider. Il ne juge pas au sens où il ne condamne pas mais la met devant sa vérité (sept maris) pour qu’elle même la reconnaisse et rebondisse vers la Vérité.
    Et je comprends bien que ce discours du prêtre ait rompu toute possibilité de dialogue et de confiance. Heureusement, il y a dans l’Église des prêtres, religieux ou laïcs formés à ces traumatismes bien réels. Ma prière t’accompagne.

  11. Veronique Altazin dit :

    Ce n’est pas toujours évident de trouver la force de combattre le mal, le mal est surnoit. Un prêtre m’a dit un jour cela m’a blessé que ne pas avoir d’enfant est une souffrance venant de Dieu et que Dieu n’a pas béni votre mariage, je ne suis posé beaucoup de questions, mon mariage est nul aux yeux de Dieu. Pendant plusieurs années, j’e ne suis pas aller me confesser ou parler à un prêtre.

    1. corinne Leowski dit :

      Les prêtres ne sont que des hommes, et parfois dans l’erreur, comme celui qui vous a blessée ; comme Bernard (que je remercie, au passage, pour toutes ses magnifiques interventions), cette attitude me semble bien loin de celle du Christ et de son enseignement ! Moi-même, dans ma jeunesse, j’avais été « blessée » par un vieux curé et le seul résultat fut aussi de m’éloigner de l’église quelques temps. Et je le vis encore aujourd’hui ou plutôt ma belle fille que mon fils avait réussi à convertir et faire baptiser. Devant toute ma famille, un prêtre pourtant jeune, puisque mon neveu, tout juste ordonné, a refusé la communion à ce jeune couple sous prétexte qu’ils n’étaient mariés que civilement. Du coup, ma belle fille, qui s’était confessée la veille, même si elle reste croyante, ne veut plus entendre parler de l’Eglise et a mis fin à toute envie de sacrement, alors qu’ils étaient en pleine préparation à ce mariage religieux ; et je n’arrive pas à rattraper cette bévue ! Mon fils est retourné un an après se confesser à un de mes amis « plus indulgent »et miséricordieux, mais pas son épouse, malgré mes prières et conseils !

  12. Vincent LARREGLE dit :

    Bonjour,

    Il est dit dans la vidéo :

    « La force est un pouvoir d’agir »

    et

    « La violence est la force utilisée pour contraindre ».

    D’abord, si la force est opposée à la violence comme le dit justement votre vidéo, il n’est intellectuellement pas clair je trouve que la violence utilise la force comme moyen.

    Le Général Pierre de VILLIERS écrit dans son ouvrage SERVIR :

    Victoire « Les Romains n’avaient qu’un seul et même mot, virtus, pour désigner la force et la vertu. Peut-être est-ce parce que les deux concourent, à parts égales, à la victoire. La force la rend possible ; la vertu la rend juste et durable. »

    Victoire « Alors oui, l’espérance brille dans la victoire qui respecte l’ennemi vaincu et reste fidèle à ses valeurs. Cette espérance retrouvée est le véritable laurier de la victoire, son unique récompense. »

    Je trouve que même à notre époque cette définition sied bien : quand on entend parler des « forces de l’ordre », par opposition aux « violences policières », n’est-ce pas que la différence réside dans l’une possèdant la vertu et l’autre pas ?

    Quand Jésus chasse les marchands du temple, n’agit-il pas comme autorité dans le temple qui est « la maison de son père » ?

    Quand Pierre coupe l’oreille du soldat par violence, Jésus utilise la force pour lui réparer.

    Si « la violence est condamnable », n’est-ce pas d’abord qu’il n’y aucune vertu ou justice dans celle-ci ?

    Jésus fait-il vraiment « violence au démon ? » Non, il ne me semble pas.

    Enfin, pourquoi éluder un peu rapidement les guerres de l’ancien testament comme « non arbitraires » (donc justes) ?

    Fraternellement en Jésus,

    1. Etienne d'ARDAILHON dit :

      Bonjour Vincent, et merci pour votre question.
      J’ai moi aussi lu le livre Servir du général Pierre de Villiers et je reconnais que l’emploi de la force prête aujourd’hui souvent à confusion. L’armée et la police utilisent la force pour contraindre, parce qu’elles ont reçu du pouvoir politique le mandat d’agir pour sauvegarder la paix sociale. Leur but est de protéger des vies humaines et, vous avez raison, en cela c’est une vertu. Le respect en est une : respect de l’ennemi, du faible, de l’autre. L’espérance en est une autre, qui peut sembler nous faire défaut en ces temps incertains où la guerre semble gagner du terrain. Jésus agit bien avec puissance, et celle-ci est davantage empreinte de force que de violence, vous avez raison.
      J’ai choisi d’éluder les guerres de l’Ancien Testament d’abord faute de temps et ensuite parce qu’elles mériteraient à elles seules de longs développements sur lesquels je serais bien présomptueux de m’aventurer.
      Merci pour votre commentaire,
      Fraternellement,
      fr Etienne d’Ardailhon, op.

  13. Jeannine Perzo dit :

    Merci pour ce parcours sur lequel j’ai buté tant ce problème du mal, de la guerre vient toujours plus bouleverser nos existences. En tant que chrétien je me dois de me sentir concernée par ces maux qui rongent nos sociétés. Il y a des maux pernicieux qui ne se disent pas aujourd’hui qui sont bien réels mais que l’on préfère taire.

  14. Béatrice Culot dit :

    Bonsoir,
    En ayant écouté la séquence sur la guerre, je me suis dit que la doctrine traditionnelle ou celle du Pape François étaient très déterminée par un type de guerre décidé et déclencher par des états. Le seul exemple de guerre dont vous parlez (Irak) est en effet de cette sorte. De même les discours s’adressent aux états. Y-a-t-il des réflexions dans l’Eglise sur les guerres telles qu’elles sont actuellement: guerrilla telle que celle des Farc, du sentier lumineux, des combats aux Dombast, en Ituri et généralement dans l’est du Congo… Que faire avec ce type d’évènements. Cela me semble plus réel et plus urgent que la menace nucléaire. Il y a aussi les interventions des états telles que celle des Etats-Unis et la France au Mali et au sahel et aussi les différentes menaces djihadiste un peu partout de le monde. Y-a-t-il une Dominicaine ou un Dominicain pour me répondre?
    Merci

    1. Etienne d'ARDAILHON dit :

      Bonjour Béatrice,
      Effectivement, la doctrine sociale de l’Eglise (DSE) est bien née et a été influencée très tôt par la question du pouvoir politique étatique. Saint Augustin d’Hippone est considéré comme le premier auteur chrétien à envisager une guerre juste comme légitime au seul motif de la réponse à une invasion subie. Il envisage déja un cadre d’action étatique, et il s’adresse à un prince.
      Mais effectivement, la guerre a bien évolué dans ses modalités aujourd’hui et s’est « ensauvagée ». Les Etats ne sont plus les seuls détenteurs de la force armée, et le terrorisme vient nous rappeler avec douleur qu’aucun citoyen n’est vraiment à l’abri d’une attaque. Certes, la menace nucléaire pèse sur nos têtes, mais cette menace est bien plus grande que celle qui pèse sur quelques citoyens. Il y a aujourd’hio plus de 13 000 têtes nucléaires dans le monde, de quoi rendre toute vie impossible sur Terre plusieurs centaines de fois. Il y a aussi ces conflits horribles qui sévissent partout dans le monde et que les pouvoirs publics, les ONGs et même le Saint-Siège ne peuvent endiguer. Pourtant, croyez-moi, ils essaient. On peut critiquer la lenteur de leur action, son apparente inefficacité, leurs contradictions apparentes, mais je vous prie de bien vouloir me croire quand je vous dis qu’ils agissent vraiment pour sauvegarder la paix.
      A titre individuel, en temps que chrétiens, nous avons le devoir d’agir de notre mieux pour sauvegarder la paix, et cela commence aujourd’hui et d’abord en agissant avec charité avec les gens qui nous entourent. L’espérance est notre force car alliée à la foi en Christ qui a déja gagné le combat contre le Mal.
      Pour aller plus loin, vous pouvez vous inspirer :
      – de la pensée du théologien américain William CAVANAUGH, spécialiste contemporain de ces questions ou de Simone WEIL, toujours actuelle
      – l’essai de George Weigel « La lucidité morale en temps de guerre » sur la fin du principe de proportionnalité à la guerre
      – des travaux de la Comission pontificale Justice et Paix, les rapports de la COMECE, des textes publiés sur le site du diocèse aux Armées
      – de l’excellent ouvrage du père Daniel MOULINET sur « L’Elise, la guerre et la paix » paru en 2016 ou son prochain livre « Les papes et la guerre » à paraitre prochainement.
      Fraternellement,
      fr Etienne d’Ardailhon, op.

  15. Bernard Chatenet dit :

    Le silence de Dieu a la force de la sagesse; il court tout au long de la Bible jusqu’au Christ qui ne répond à la Cananéenne, aux hommes qui accusent la femme adultère que pour solliciter leur propre sagesse. Et ce recul toujours nécessaire finit souvent par soulever la foi. Son silence lors de son procès renvoie ses bourreaux à eux-mêmes, à leur violence et ne les accuse pas. Combien de fois devrions-nous ne pas répondre mais faire silence en priant pour ne pas laisser d’appui à l’agression!
    Répondre même avec sagesse ne produit parfois pas l’effet escompté. Le Christ nous montre la voie.
    Juste avant ce texte de la cananéenne, il dit que la parole peut être impure. N’est-elle pas finalement que le reflet du coeur?
    Un clin d’œil bien fraternel: dans Isaïe 56, 10, les chefs juifs sont indignes au VII ème siècle: « ce sont des chiens muets, incapables d’aboyer, ils rêvent, restent couchés, ils aiment dormir. Ce sont des chiens voraces, insatiables »

  16. MARIE-HELENE GIRARD dit :

    Que penser de « Dieu fit l’homme à son image »?

    1. Theodom dit :

      Pour saint Bernard, Dieu fit l’homme à son image, c’est à dire, libre, comme lui-même est libre.

  17. François B dit :

    Pourquoi , pour quelle raison exacte et à quel moment Lucifer est devenu Satan?
    Quand le péché originel est arrivé dans Adam et Ève , Lucifer était donc déjà devenu Satan pour la perte de l’homme . Quelle est la décision du Père Éternel qui a décidé Lucifer à ne pas servir le projet de Dieu. Merci de votre éclairage.

    1. Theodom dit :

      Vous trouverez peut-être une réponse dans la vidéo de dimanche prochain…

  18. Regine DE WEVER dit :

    cela nous invite à ne plus porter de jugement sur les comportements et attitudes de nos freres et soeurs mais plutôt à les porter dans nos prières et les guider sur le chemin de la reconciliation, avec eux mêmes , nous et Dieu.

  19. Regine DE WEVER dit :

    cela me fait penser au bon pasteur qui porte sur son dos la brebis égarée. A vezelay, sur un chapiteau, le bon pasteur porte sur son dos judas. J’ai alors compris, que nous devions porter notre propre mal dans nos vies, être humble et reconnaitre nos propres faiblesses par le sacrement de réconcilation.Cel

    1. corinne Leowski dit :

      Merci pour cette belle image effectivement parlante du chapiteau; et dire qu’on continue à enseigner dans nos écoles souvent plus anti chrétiennes que laïques que le Moyen Age fut une époque d’ignorance et d’arriérés !

  20. Bernard Chatenet dit :

    Depuis Platon et les Pères de l’Église avec Augustin, le mal est non-être, absence d’être ou sa diminution. Cela ne doit pas nous surprendre. Car le mal est bien réel par la souffrance qu’il induit, il n’est donc pas anodin, ni rien du tout. Ce que veulent dire les philosophes est que le mal par rapport au bien n’a aucune réalité autonome, il n’est qu’un manque, qu’un défaut d’être, une absence de bien.
    Le geste créateur divin, toujours positif nous aide à le comprendre: tout le créé est « bon, beau ».
    Le mal est tout à fait inverse, il n’est qu’un acte de dé-création qui ne va que de l’être au néant (ce qui inverse du geste divin qui va du néant à l’être).
    Le mal blesse l’être, le corrompt, le détruit parfois dans une perversité qui se tient justement au départ et se développe à partir du créé divin.

  21. Pierre Degroisse dit :

    Bonjour à toutes et à tous
    Suite a votre excellente meditation et celle non moins excellente du Frère Philippe Maria Ekman, j aimerais avoir votre a vis sur ma reflexion;
    Bien su assimilant parfaitement que le mal est une absence de bien ,et que nous devons accepter nos zones d ombres pour mieux retourner vers la lumière, je pense néanmoins que le mal dans son entité générale et non individuelle à une existence propre cree par les hommes qui depuis des millénaires se détachent du bien et qu à certains moments cette hydre néfaste prend possession de certains d entre nous
    Car sinon il faudrait accepter qu Hitler à été pendant des années en absence de bien? Et comment comprendre qu en interrogeant un ancien ss 40 ans plus tard dit en souriant au journaliste qui l interview qu n à aucun regret et que s il le pouvait il achevait son travail?
    Et que dire du pédophile qui n exprimé aucune regrets de ses actes et de ses meutres?
    Je crois donc que parallèlement à nos zones d ombres intérieures qui nous guident vers la lumière retrouvée ,parceque nous avons foi en notre Dieu d amour et de lumière, l humanité à engendré une monstruosité hors normes qui n à pouf seul but que de tenter mais si c est en vain de détruire l œuvre de Dieu

    1. Béatrice Culot dit :

      Bonne question. Un Dominicain ou une Dominicaine s’amène?

  22. Jeannine Perzo dit :

    Pourquoi le mal : je suis allée jusqu’au bout de la réflexion proposée, le mal existe, il est tapi au fond de moi, pourtant, je suis invitée à mettre au jour mes zones d’ombre comme mes zones de lumière, c’est plus facile de dire « je suis ton bon » que d’accepter de reconnaître mes limites. Refuser de le faire c’est en quelque sorte trahir la vérité sur moi-même et accepter de vivre dans une semi-obscurité… Merci frère

  23. Bernard Chatenet dit :

    « Les sept dernières paroles du Christ » ont été magnifiquement mis en valeur par Haydn. Profondeur et expressivité au service de la spiritualité. A redécouvrir sans cesse. Son chef d’œuvre!
    Je m’intéresse ici au « Pourquoi » de Jésus: « Pourquoi m’as tu abandonné? » Question vertigineuse du Fils qui vit ce sentiment d’abandon de son Père. Le Fils fut si proche du Père durant toute sa mission auprès des hommes qu’il a de quoi être meurtri par son absence. Tant de fois, il s’est isolé au désert pour le prier, tant de fois il évoque « celui qui m’a envoyé » (7 fois chez Jean), si souvent, il appelle les hommes à construire une relation filiale avec ce même Père (chap. 8 de Jean) que ce même Fils, au coeur de sa Passion, a de quoi questionner cette relation même. Il faut remarquer alors que jamais Jésus (et aucun livre de la Bible) ne répond à cette énigme du mal: pourquoi le mal? Sa seule question est de l’ordre relationnelle: pourquoi cet abandon? Pourquoi les hommes ne croient pas? Lors de la guérison de l’aveugle né (Jean 9, 1s), il exclut la théologie de la rétribution : « ni lui ni ses parents n’ont péché, …c’est pour qu’en lui se manifeste les œuvres de Dieu » Jésus n’est jamais dans le pourquoi à propos du mal mais dans le « afin que » du Royaume. Et ce royaume si délicat à saisir ne se construit que dans la relation filiale avec Celui qui l’a envoyé, Celui qui nous appelle.

  24. Jeannine Perzo dit :

    Le mal me taraude, comment aborder le Mal avec ceux qui sont enfoncés dans le malheur. Si le mal ne vient pas de Dieu, si le mal est toujours un scandale comment y réfléchir ? le livre de Job que je relis souvent me fais parfois grandir, parfois il me ramène à mes questions… Le silence de Job et de ses amis me disent quelque chose qu’il faut creuser parce que le mal est une absurdité pour trouver la paix, il me faut m’asseoir au pied de la Croix de Jésus pour que j’entende Jésus dire « Père pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font » !

  25. Monique MAGNY dit :

    J’ai bien suivi vos vidéos mais qui pourrait me donner une réponse à cette question sur le mal :
    Comment expliquer pourquoi une amie, diabétique de naissance, ayant vécu à l’écart des autres à l’école, ayant eu une « petite » vie professionnelle, faisant des stages réguliers en hôpital, amputée d’une demi jambe, d’une partie de l’autre pied, de bouts de doigts de mains, avec une vue de plus en plus faible, qui aura 65 ans en 2022, pourquoi cette personne doit vivre TOUTE SA VIE ainsi ? Pourquoi elle et pourquoi d’autres ont des vies carrément plus belles ?

  26. Bernard Chatenet dit :

    Jean-Paul, Matthieu et vous tous,
    La question de la souffrance des enfants est présente dans de nombreux textes antiques et modernes: les Pères de l’Église dont Augustin et jusqu’à notre époque.
    Elle est un abîme, une aporie c’est à dire une réelle difficulté pour la raison mais également pour la foi.
    Face à un enfant qui souffre, nous sommes comme les amis de Job, saisis, bousculés, ravagés souvent et nous demeurons sans voix. Sept jours et sept nuits de silence ne sont pas trop pour exprimer notre souffrance et notre empathie.
    Soignant pendant 45 ans attentif à chaque patient, j’ai suivi plusieurs enfants en fin de vie. Aucun discours n’est possible mais une communion à ce qu’ils vivent et nous découvrons alors une formidable force en eux, force unique que les adultes ne montrent pas souvent. Ces enfants n’ont qu’une envie, c’est de vivre, d’être heureux. Si nous pleurons intérieurement devant eux, nous sourions à leur sourire, à la vie qu’ils célèbrent par leur lutte incessante et remarquable.
    On peut trouver toujours des causes à leur maladie: physiologiques, héréditaires et écologiques (pollution) mais ces causes sont rares. Il me semble qu’il nous faut chercher au delà des causes justement parce qu’ils sont des enfants et qu’ils nous montrent par leur résilience que la vie est plus forte que toute raison.
    Il faut voir le sourire d’une enfant (aveugle, paralysée, non parlante) lorsqu’on lui chante une chanson ou qu’on lui raconte comment le chien de la maison embête le chat, etc. Cela suffit à justifier notre communion. Même si après leur décès nous sommes effondrés et nous devons nous reconstruire. Ces enfants éduquent notre foi en la vie. Et Dieu les prends dans ses bras bienveillants.

    1. corinne Leowski dit :

      Cher Bernard,
      Merci pour ce message que je partage .Médecin à la retraite, ancienne chef de service, l’attitude des enfants face à la mort a toujours pour moi été une leçon qui renforçait ma foi. Ils restent, comme vous le dites si bien, beaucoup plus vivants et moins angoissés que les adultes, surtout les très petits. Ils trouvent presque normal de mourir puisqu’ils sont très malades et ressentent la fatigue de leur corps en lutte. Leur seule inquiétude est souvent de savoir si leurs parents continueront à leur rendre visite. Ils semblent mettre en pratique et accepter beaucoup mieux que nous la magnifique réponse de Job : « Le Seigneur a donné, le Seigneur a ôté ; que le nom du Seigneur soit béni ! »

  27. Bernard Chatenet dit :

    Juste pour lancer le dialogue: extraordinaire ce silence des amis de Job, silence qui dure sept jours. On pourrait croire que cette empathie, cette com-passion unique les mettent au niveau de Job. La suite montre qu’ils ne comprennent nullement Job. N’y a-t-il pas là une première énigme?

  28. jean-paul gallet dit :

    Pourquoi le mal ? dans ma famille un enfant de 8 ans a une tumeur cérébrale inopérable, je suis pédiatre et je m’interroge, pourquoi ? comment puis je expliquer à des non croyants ce pourquoi ? Ils m’interrogent; que fait ton Dieu ? Que puis je répondre ???? Merci de m’éclairer JP Gallet

    1. mathieu Trommer dit :

      Cher Jean-Paul,
      Votre question est celle de tout les humains. Mais pourquoi le mal?

      Pour les non-croyants, on peut utiliser le langage de la philosophie: Le mal est une absence de Bien.
      Prenons l’exemple d’un vêtement troué; sans vêtement il ne peut pas y avoir de trou, et pourtant on ne voit que le trou… Cet exemple philosophique montre qu’il ne peut pas y avoir de mal sans un support de bien qui est prédomiant! Cette exemple ne répond pas au pourquoi du mal car la philosophie, la raison ne peut pas répondre à cette question. Pour cela il faut passer à la révélation Biblique.

      En tant que croyant nous pouvons dire que le mal est une conséquence du péché, c’est-à-dire une conséquence de la séparation d’avec Dieu, source de tout Bien. Car il faut bien reconnaitre que dans le coeur de l’homme il existe une défiance naturel envers Dieu… C’est ce que la tradition appelle le « péché originel ». La conséquence de cette séparation nous l’expérimentons dans notre quotidien: je fais le mal que je ne veux pas & je ne fais pas le bien que je souhaite faire (St Paul au Romain 7, 19). La mort de Jésus sur la croix nous dévoile la conséquence ultime du péché: trahison, injuste, mort.

      Que fait Dieu dans tout cela? Il s’implique au plus proche de nous. Dans le Christ, il vient prendre notre condition avec nos souffrances… par sa résurrection, Jésus ouvre une brèche dans la mort. Il est le signe que la mort n’a pas le dernier mot !!!

      Il n’y a aucune réponse acceptable pour justifier la mort, et encore moins la mort d’un enfant. Cependant deux attitudes complémentaire s’offrent à nous:
      – écouter la colère et la tristesse des personnes en deuil ou malade avec compassion
      – témoigner de notre foi en la résurrection de Jésus qui annonce notre propre résurrection dans la chaire, parler de la communion des saints…

      1. mathieu Trommer dit :

        Qu’a fait cette enfant? Rien
        Qu’ont fait les victimes de la guerre? Rien
        Qu’ont fait les migrants, les pauvres exploités? Rien

        Mais nous sommes tous solidaire du mal qui se trouve dans le monde … voilà l’injustice du mal que Jésus est venu rétablir: Il rétablit tout justice en nous partageant sa vie, la vraie vie à ceux qui veulent bien l’accueillir.

  29. sylvie Guer dit :

    Bonjour. J’ai accompagné un exorciste pendant plusieurs années (je suis simple laïque) et en écoutant l’exorciste de Nancy, je me rends compte que j’ai vécu les mêmes expériences, et les mêmes problèmes partagés par les personnes en demande. Il y a vraiment unité , union en Christ guérisseur (au sens large). Merci pour ce partage.

  30. Masa-cRoi masako Tirman dit :

    Y a t il un exemple dans les 4 évangiles (ou dans la Bible) d’une personne possédé : quand il y a délivrance elle tombe par terre ?

    1. Theodom dit :

      On peut penser à l’enfant pris de convulsion en Mc 9,20, mais en fait, il ne tombe à terre qu’avant d’être guéris. La guérison préfigure plutôt la résurrection et le fait de se relever.

  31. Bernard Chatenet dit :

    Je viens de réécouter les deux vidéos proposées cette semaine, celle de sœur Caroline et celle de frère Reginald. Quel bonheur de les percevoir encore mieux avec l’oreille du coeur. Je comprends mieux l’intervention de Gaëlle sur les mythologies; sœur Caroline évoque juste l’appréhension, le regard antique sur les personnes remplies d’esprits impurs. C’était donc une tout autre vision que celle du Christ qui sort de ce domaine en lui donnant justement existence en chassant la cause réelle, le démon, ou l’impureté de l’esprit. Le Christ au fond procède si je puis dire de façon moderne; il prend en compte non seulement la personne mais aussi le mal et toute la souffrance induite. Nouveauté absolue au regard de ce qui précédait; chaque personne existe pour elle même et non en fonction d’un handicap quel qu’il soit.Et dans l’Antiquité comme souvent dans la Bible (AT et NT) la maladie physique ou psychique était dû à une faute morale, faute souvent ancienne des parents ou grands-parents (en tout cas très proche). C’est cela la mythologie qui construit un récit faux pour expliqué le mal (que l’on ne veut pas reconnaître pour ce qu’il est réellement).

  32. Bernard Chatenet dit :

    En effet, Marius le témoignage de frère Reginald nous le dit avec finesse. Il y a cette part de responsabilité propre à l’homme et tout de même cette part énigmatique qui est toujours difficile à saisir. Personnellement, je préfère utiliser le mot énigme pour le mal que celui de mystère qu’il est préférable de garder pour Dieu et pour l’homme (« Qu’est donc le mortel que tu en gardes mémoire? » Ps 8, 5). Le mot énigme n’a pas de projection future alors que le mot mystère est téléologique, orienté (en) par une espérance; c’est toute la différence pour les chrétiens.

  33. Jean-Paul BOISNEAU dit :

    Bonsoir Sr Caroline ,

    René Girard a beaucoup travaillé sur le sujet de Satan / du diable , en particulier dans son essai, Je vois Satan tomber comme l’éclair . Il a longuement étudié dans le Bouc émissaire, l’épisode de Gérasa, (Mc 5, 1-17) comme vous le savez. Qu’en pensez-vous, vous qui avez étudié le récit du démoniaque épileptique (Mc 9, 14-29)? Depuis un certain temps déjà, je suis très intéressé par cet auteur qui pour moi ouvre de grandes portes. J’aimerais votre point de vue à ce sujet, si vous en avez le temps. Un grand merci par avance.

    1. Theodom dit :

      Merci pour votre question, mais je ne suis pas compétente pour discuter les positions de R. Girard qui a été un éminent anthropologue. A propos des textes que vous évoquez, je pourrais vous donner un point de vue exégétique, si cela vous intéresse.

      – soeur Caroline

      1. Jean-Paul BOISNEAU dit :

        Bonsoir Sr Caroline,

        Je reviens vers vous tardivement. Je n’avais pas vu votre réponse avant ce soir.
        Je serai naturellement très intéressé par votre point de vue exégétique sur l’épisode de Gésara, en particulier. D’ici quelques jours je vais avoir votre livre sur le passage de Mc 9, 14-29 . Pour tout vous dire, je suis en 3e année du CET ( Certificat d’étude théologique) à Nantes , en relation avec la catho d’Angers et je suis en train de travailler sur l’épiisode de la femme adultère, d’ailleurs déjà commenté par R. Girard. Une récit très intéressant dans les perspectives girardiennes.
        Avec mes remerciements,
        Recevez l’expression de mes salutations distinguées.
        Jean-Paul BOISNEAU

  34. Marius Adam dit :

    Merci à votre équipe pour ces 2 premiers reportages. Ce n est pas facile de parler du démon en 2022, on marche sur des oeufs. Ce serait si facile de se déresponsabiliser en mettant nos problèmes sur son dos. Restons branchés à Jésus Christ, net l adversaire se tiendra bien plus loin, t

  35. Helene Tremblay dit :

    Il me semble que le quizz relié à la vidéo du Frère Réginald ne correspond pas à son contenu.
    Merci pour ces enseignements.

    1. Theodom dit :

      En effet, le quizz permet d’aller un peu plus loin, d’apprendre de manière interactive.

  36. Bernard Chatenet dit :

    En retraite, je ne souhaites nullement monopolisé cet espace de dialogue mais juste travaillé avec vous la question du mal. Augustin se pose souvent et de façon récurrente la question de l’origine du mal, c’est presque une obsession chez lui dans ses Confessions. Cette question court partout dans le pensée occidentale autant chez les Pères de l’Église que chez les penseurs chrétiens ou pas, chez les poètes « les fleurs du mal », chez toute personne qui questionne la vie et ses difficultés.
    Je viens de finir le livre de Hans Urs von Balthasar: « Espérer pour tous » qui consacre un chapitre à Satan que je tente de résumer pour nous tous; il dit en substance: Le livre de l’Apocalypse nous apprend que la force du mal est plus qu’une réalité provenant de l’homme et de son histoire. C’est une force qui peut conduire dans son sillage et l’homme et son histoire en les envoûtant. Elle dépasse l’homme et se pose contre Dieu, investissant « le camp des saints et la cité bien-aimée » (Ap 20, 9). Paul ne dit pas autre chose (Ep 6, 12-13). dans les Évangiles ces puissances sataniques n’entrent en jeu que lorsque le Christ, le « Saint de Dieu » (Mc 1, 24) apparaît sur terre. Il y a là le positionnement entre deux adversaires, satan et le Christ. Le Christ est le Saint, cet »homme plus fort » (Mt 12, 29) qui nous est nécessaire. Pour que les disciples puissent chasser les démons (Mc 3, 15), ils leur faudrait savoir prier le Père comme de véritables fils ce dont ils n’ont pas encore pleinement conscience (Mc 9, 29; Mt 17, 21). Il y a alors deux réalités, la puissance énigmatique du mal et « l’espace de salut » ouvert par le Fils de l’homme. Cependant pour les théologiens les affirmations de satan sont tellement marginales que l’on ne peut en déduire une démonologie. Il suffit de savoir qu’il constitue une puissance de l’ombre; l’homme n’a pas vocation a « scruter » ces puissances infernales, mais il est appelé à se tourner vers la puissance rédemptrice de salut du Christ; et à lui rendre sans fin grâce de ce qu’il offre aux hommes.
    Le théologien n’attribue pas à satan la notion de « personne » car « la personne présuppose toujours une relation positive à une autre personne ». Et cite J. Ratzinger qui évoque à son égard, une « non-personne », la « désintégration, la désagrégation de l’être personnel »; et c’est pour cette raison que le diable se montre sans visage, incognito, dans l’ombre.

  37. Bernard Chatenet dit :

    Je précise le mythe qui est une création humaine à caractère le plus souvent fabuleux, donc une façon d’embellir ou pas la réalité en utilisant des symboles, certains traits de la vie humaine: le mythe d’Orphée développe le côté poétique, pastoral, shamanique et musicien du personnage et à travers lui, de l’homme. C’est une fiction bien sûr.
    Fraternellement.

  38. Bernard Chatenet dit :

    Gaëlle, c’est intéressant votre écoute des vidéos qui les reçoit comme mythologique. Personnellement, je ne les ai pas reçu ainsi bien au contraire.
    Un récit mythologique serait un construction a postériori, me semble-t-il, qui tente de rehausser la réalité d’une vérité, d’un fait pour le rendre plus visible, plus lisible. Enfin, si je ne me trompe pas.
    L’analyse de sœur Caroline part d’un fait brut, la domination d’êtres par des esprits impurs et l’exorcisme produit par le Christ. Ce sont des réalités que l’on pourraient considérer comme amplifiés, bien sûr, sauf à lire les Évangiles dans un esprit de foi. Et n’y a-t-il pas des personnes réellement possédées? Il est sûr qu’aujourd’hui avec la pharmacopée moderne, nombre des symptômes anciens ont disparus (épilepsie, maladies neuropsychologiques, etc.) mais frère Reginald témoigne de la permanence de difficultés réelles telles que les personnes atteintes lui font appel.

    1. Gaëlle de Frias dit :

      Merci Bernard pour votre réponse nourrie. Je réagissais au catalogage de Sr Catherine : « Il y avait les maladies qui correspondaient à un dysfonctionnement du corps (…), L’autre explication est mythologique. On croyait qu’anges et démons se livraient un combat sans merci pour la domination sur le monde (…) Le dysfonctionnement, le mal-être est alors compris comme le résultat de la colonisation de l’être humain par un esprit mauvais. » L’emploi de ce terme « mythologique » comme seule alternative à la maladie physique ne me parait pas satisfaisant. J’ai lu depuis la réponse de Théodom à Juliette qui a eu visiblement les mêmes difficultés que moi avec cette classification binaire et tranchée niant d’une certaine façon la possibilité d’une infestation par le démon. Merci à tous. En revanche je ne suis pas totalement d’accord avec vous lorsque vous dites : « dans les Évangiles ces puissances sataniques n’entrent en jeu que lorsque le Christ, le « Saint de Dieu » (Mc 1, 24) apparaît sur terre. » Les Evangiles commencent avec l’incarnation, donc certes, dans ces livres nous voyons le combat de Jésus contre les démons, mais cela ne signifie pas que les forces sataniques n’étaient pas actives sur terre avant la venue du Christ. Cordialement.

  39. Bernard Chatenet dit :

    Merci Jeannine pour votre témoignage, votre expérience auprès des catéchumènes. Vous notez la différence nette entre les guérisons et les exorcismes que Jésus opère avec immédiateté, fulgurance même (cela a de quoi surprendre en effet) et le temps long qui est le notre, celui des catéchumènes et de nous tous. C’est ce que je notai auprès de frère Reginald: le temps du dialogue, de l’écoute, de la communion se construit comme un véritable travail commun. Dans la prière et avec l’Esprit qui conduit. Car sans l’Esprit Saint, personne ne peut être guéri (3,22)

  40. Juliette Letellier dit :

    Je ne comprends pas les différentes catégories établies par sr Catherine :
    – les maladies du corps
    – les maladies de l’âme (qu’elle appelle « mal-être », euphémisme ?) pour lesquelles « il est clair que nous parlerions aujourd’hui de maladies qui relèvent de la psychiatrie »
    – pas de 3e catégorie….
    Mais alors, quelle place pour une réelle possession par les démons ? A qui Jésus s’adresse-t-il dans ses exorcismes ?
    Et si tous les baptisés sont appelés à pratiquer l’exorcisme, quelle place pour le prêtre exorciste ?
    En écoutant cette vidéo, j’en tire la conclusion que :
    1/ les démons n’existent pas, les anciens ne connaissaient pas la psychiatrie
    2/ Jésus ne parle pas aux démons, il réalise des miracles de guérison de l’âme
    3/ Personne ne devrait aller voir un prêtre exorciste, mieux vaut aller chez un bon psychiatre… surtout que pour un petit blues passager, n’importe quel chrétien devrait pouvoir vous remonter le moral.
    Allez, je force un peu le trait, mais l’existence des démons et leur lutte contre Dieu ne devrait-elle pas être un peu plus clairement affirmée ?

    1. Theodom dit :

      Voici des éléments de réponse de soeur Caroline :

      1- Il n’est pas question de nier la réalité des exorcismes pratiqués par Jésus en son temps, ni l’existence du mal auquel Jésus s’adresse.
      2- Les exorcismes sont de l’ordre du signe, comme les guérisons et le pardon, et ils expriment que le Règne est présent et c’est là l’essentiel. Car Jésus n’a pas guéri tous les malades et il n’a pas non plus expulsé tous les démons, mais ceux qu’il a faits attestent que le Mal fondamental est vaincu: la mort, la rupture avec Dieu, n’a pas le dernier mot. Là est l’essentiel… puisque, j’ose le redire, Jésus n’a ni exorcisé ni guéri tout le monde. Seulement quelques-uns = signe qui pointe vers une réalité essentielle.
      3- Il y a un exorciste dans chaque diocèse (ou pour chaque diocèse, car les prêtres se font rares) et leur existence atteste que l’Eglise dit que le Mal existe.Cela dit, les exorcistes savent que les cas de possession sont plus fréquents dans certaines cultures/sociétés que dans d’autres (nos soeurs béninoises en témoignent) et que parmi les personnes qui se tournent vers le prêtre exorciste catholique, beaucoup – l’immense majorité, d’après ce que j’ai entendu – souffrent en fait de maladies psycho/phychiâtriques.

      Enfin, il ne s’agit pas de dire que tout le monde est exorciste, mais chaque baptisé.e est invité à proclamer l’Evangile et à rendre le Règne de Dieu tangible pour ses contemporains en faisant reculer ce qui fait du mal aux êtres humains, en faisant reculer ce qui empêche une personne humaine de vivre comme Dieu « pense » qu’une personne humaine doit vivre : en relation heureuse avec Dieu et et les personnes humaines.
      Quand Mc écrit que Jésus les fait Douze pour être avec lui et les envoyer prêcher avec autorité pour chasser les démons (Mc 3,13-15),
      => les Douze représentent l’Eglise en tant qu’elle est missionnaire (et non les évêques)
      => chacun.e est invité.e à prêcher, à annoncer l’Evangile de Jésus, en parole et en actes… Ainsi, faire reculer le Mal dans le monde n’est pas réservé à une catégorie de personnes, même si l’Eglise mandate certaines personnes pour s’apposer au Mal en ses manifestations extrêmes et extra-ordinaires.

  41. Jeannine Perzo dit :

    Merci soeur Caroline pour votre enseignement sur le Christ exorciste. Dans l’accompagnement des catéchumènes vers les sacrements de l’initiation chrétienne et surtout avec la lecture continue de l’év. de Mc je fais l’expérience que Jésus qui guérit comme cela est parfois surprenant pour le catéchumènes, il y faut un long cheminement et une écoute patiente de la Parole de Dieu pour percevoir la Mission de Jésus et laisser descendre en soi cette parole que « le Règne de Dieu s’est approché ; convertissez-vous » Mc 1, 15…

  42. Bernard Chatenet dit :

    Frère Reginald, votre approche très attentive et empathique de la personne qui demande l’exorcisme prend en compte la part de responsabilité de la personne. Ce qui me semble en adéquation avec les sciences dites modernes. En effet, vous évoquez le fait que la personne puisse d’une certaine façon, s’enfermer dans « son mal » et ne plus vouloir ou savoir s’en sortir. Il y a là semble-t-il un cercle vicieux, une incapacité à sortir de ce cercle infernal qui ne peut trouver de solution que dans l’altérité que vous constituez, que vous créer. Mais dans la vie courante, si nous étions véritablement à l’écoute de l’autre et dans une parfaite empathie, ne pourrions-nous pas aider cette personne à s’extraire de son enfermement?
    Et la prière commune en serait le levier opérant?

  43. Sophie Duquenne dit :

    Comment fait on pour avoir la suite des vidéos? Il faut attendre que Théodom les transmette au fur et à mesure ou peut-on déjà les trouver sur ce site?

    1. Theodom dit :

      Un peu de patience, la suite arrive dimanche après dimanche 🙂

  44. Sophie Duquenne dit :

    Bonjour. J’ai vu les trois premières vidéos. Elles sont très intéressantes. Comment voir la suite? C’est Théodom qui les transmet au fur et à mesure ?

  45. Gaëlle de Frias dit :

    Bonjour,
    Après visionnage de la vidéo et la relecture du même texte, il me semble comprendre que vous considérez la possession comme quelque chose d’uniquement mythologique. N’existe-t-il pas de possession réelle par le malin ? Dans ce cas, à quoi servent nos exorcistes diocésains ?
    Merci pour votre réponse
    G. de Frias

    1. Theodom dit :

      La vidéo de frère Réginald me semble complémentaire ici de la vidéo de soeur Caroline.

  46. Françoise MAUPETIT dit :

    Merci beaucoup ! Que d’enseignements et d’ajustements par rapport aux idées reçues !

  47. Bernard Chatenet dit :

    A frère Reginald. votre témoignage élude quelque peu la prière finale d’exorcisme; vous dites que vous ne l’avez pratiquée qu’une fois. En quoi consiste-t-elle? Est-ce un rite? Une invocation? Une sorte de cri contre le démon? Ou au contraire, un appel à Dieu?

    1. Theodom dit :

      En effet, frère Réginald évoque deux types de paroles qui peuvent avoir lieu pendant le rite de l’exorcisme : une prière adressée à Dieu et une admonestation adressée au démon.

  48. Bernard Chatenet dit :

    Merci frère Reginald pour votre témoignage précis et plein d’humanité. Dans l’esprit qui est le vôtre, je suppose que vous rencontrez plusieurs fois, chaque personne; avez-vous un critère pour évaluer ce nombre de rencontres? J’apprécie beaucoup le fait que vous mettiez l’écoute au centre de votre ministère. Peut-on guérir quelqu’un sans l’écouter? Et l’écoute est une disposition intérieure, une disponibilité à travailler sans cesse. Un peu comme Yahvé répète ans cesse au peuple hébreu: « Écoute Israël, le Seigneur est ton berger ». Peut-être que si nous étions plus à l’écoute de nos frères, nous entendrions ces détresses aussi (plutôt que les bobo-là). Je retiens donc de votre témoignage, ce véritable travail de communion à l’autre qui souffre, une proximité à établir par l’attention, l’écoute et la compassion. Merci. Bernard

  49. Bernard Chatenet dit :

    Merci Sœur Caroline, pour votre enseignement clair et lumineux. Lecteur de la Bible depuis très longtemps, je n’ai pas vraiment pris en compte cet aspect de l’exorcisme du Christ. Le terme lui-même me semblait ancien, quelque peu dépassé; bien que je savais qu’il y a un prêtre exorciste dans chaque diocèse. En relisant Marc, je m’aperçois que le Christ se positionne face au démon au moins huit fois et qu’il opère onze guérisons; cette comptabilité ridicule n’est pas juste puisqu’il y a des guérisons multiples mais cela donne un rapport entre les deux. Finalement, l’exorcisme est plus présent que nous le croyons, que je le croyais. Et curieusement, il n’apparaît qu’une fois chez Matthieu (a priori)! Je comprends donc que l’exorcisme est un principe et en même temps un acte libératoire. Le Christ n’oppose pas l’esprit et le corps ni encore l’âme. Pas de dualisme entre ce qui ne fait qu’un en l’homme et qui ne peut que s’unifier en Jésus-Christ libérateur. Il est intéressant de souligner que le Christ envoie ses disciples en mission pour enseigner mais comme dans une évidence, pour aussi avoir autorité sur les esprits impurs (6, 6).

  50. BERNADETTE FINET dit :

    Limite entre psychologie, psychiatrie et FOI ????

  51. BERNADETTE FINET dit :

    Personnellement, je suis très mal à l’aise avec l’exorcisme et les « possédés » . Qui sont les « possédés » d’aujourd’hui ? Qu’elle est la place de la psychiatrie dans la religion ? Où est la limite entre psychologie, psychiatrie et fou???? J’ai mon idée, c’est très difficile de faire la part des choses.

    1. Theodom dit :

      Merci pour votre commentaire.
      L’articulation entre la psychologie et la foi est complexe en effet.
      En guise de réponse, voici quelques vidéos qui effleurent le sujet.
      https://www.theodom.org/?s=Psychologie

    2. Masa-cRoi masako Tirman dit :

      Connaissez vous un ou une thérapeute chrétien-ne ou je peux lui poser des questions ?

  52. Sophie Duquenne dit :

    Bonjour. Qu’est ce que c’est beau! Merci pour ces enseignements.

    1. corinne Leowski dit :

      Même avis; alors que Dieu vous bénisse et belle et sainte année à tous !

  53. Bernard Chatenet dit :

    Très heureux de démarrer bientôt cette formation sur le thème du mal que j’ai déjà travaillé. Mais le sujet est récurrent dans nos vies, dans la mienne surtout que je désire approfondir. Quelle difficulté d’être à l’image! Malgré la foi. Dieu nous conduit et nous nous éloignons si souvent de lui.
    Le mal n’est-il pas une aporie même si l’on peut mieux le comprendre grâce à l’étude, par exemple, celle de René Girard, de Leibniz et de Job?
    Merci pour ce parcours.
    Bernard Chatenet

  54. Elisabeth Landry dit :

    ¨Ca promet d’être bon! Merci d’être là!

  55. Theodom dit :

    Est-ce que la prière de guérison, c’est aussi efficace que la prière d’exorcisme ?

    1. Audrey-Thérèse Leblanc dit :

      Elle peut l’être oui suivant le cas.

    2. Mélanie Bris dit :

      Oui, car j’ai eu des liens occultes à cause de pratiques occultes. Lien qui n’ont pu être brisé que par un petit exorcisme. C’est très grave de dire que cela relève de la mythologie et que c’est une vision antique de choses. Oui, le démon veut infester les personnes ou les liés. Non, toutes les personnes malades ne sont pas possédé ou infestés mais cela reste une réalité bien trop nié et bien trop enseigné… Bien qu’il existe de véritable malade psychiatrique les infestations sont courantes surtout dans notre époque avec le retour de la magie et de l’ésotérisme!

  56. Theodom dit :

    Est-ce que vous êtes déjà allé voir un exorciste ?

    1. Hugo Mittempergher dit :

      non

    2. Audrey-Thérèse Leblanc dit :

      Oui, actuellement, je suis en chemin de rédemption.

      1. Walter Quiroga dit :

        Bon courage et que Dieu vous relève rapidement ! Nous prions pour vous dans l’équipe de jesusnouslibere.org
        En communion,
        WQ

    3. Audrey-Thérèse Leblanc dit :

      Je n’arrive pas à lire le 1er épisode ???

      1. Theodom dit :

        Le premier épisode sera accessible dès dimanche.

      2. Bernard Henin dit :

        No stress sister…

    4. Elisabeth Landry dit :

      non.

    5. Véronique Pichon dit :

      non